Poésie d’utilité publique

Poésie d'utilité publique Francis-Medellin

Depuis toujours, je défends l’idée que la poésie, même si elle est une activité savante, n’est pas réservée par principe à un petit groupe de spécialistes. Elle naît de l’usage que les peuples font de leur langue. Elle ne vit que parce qu’elle est mise en commun. Écrire un poème, comme chanter, peindre ou cuisiner est une façon de partager son plaisir. Pour moi la poésie est une fabrique de bonheur, un transformateur électrique qui convertit nos sentiments et nos idées en énergie. Elle est une façon d’être de plain pied dans le réel, sans s’accommoder de l’état des choses. Elle est à la fois la conscience et l’utopie du monde. Parole intime, elle est d’utilité publique.

 


 

9 Réponses à “Poésie d’utilité publique”

  1. EL DIABLO dit :

    Salut et fraternité…EL DIABLO de passage…

  2. Charles Hoareau dit :

    Belle initiative. Je voulais syndiquer ce blog mais ce n’est apparemment pas possible (Francis serais tu devenu hostile aux syndicats?), je me suis donc contenté de le référencer.
    Juste une question : pourra-t-on sur ce blog suggérer des apports?
    Amitiés

  3. Alain Marc dit :

    La poésie publique ? Concept que je développe depuis le début des années 90. L’association, à cette époque, de ces deux mots de « poésie » et de « publique » m’a paru des plus intéressante car antinomique à tellement : de poètes, d’éditeurs, de revues. Avec des réponses obtenues, souvent véhémentes et tombant plus que souvent dans le cliché. Trois cent pages accumulées. Et je continue…
    Mais ce que je retiens ici est le « d’utilité », qui change déjà, déplace un peu, le propos.

  4. laurence dit :

    Effectivement une énergie… probablement un retour à l’orée de la langue… quand « l’in fans » ne saisissait que la prosodie…et qu’avec cette musique là qui accompagnait ses sensations corporelles… il poussait la porte du monde des humains…le langage…

  5. franciscombes dit :

    Suite à la demande d’Alain Marc, j’ai changé l’intitulé de ce blog qui se nomme désormais « Poésie d’utilité publique ». J’estime que la poésie est en effet d’utilité publique.
    Voici le courriel que m’a adressé Alain Marc :  » Francis : cela me gêne que tu intitules ton blog « Poésie publique ». Je préfèrerais que tu rajoutes le « d’utilité », ce qui donnerait « Poésie d’utilité publique » et séparerait ainsi les deux visions, et recherches, la tienne et la mienne. Comme tu le sais (je te l’écrivais déjà le 3 juillet 1996), je travaille sur ce concept, que j’ai formé, depuis plus de 15 ans. Un de mes premiers correspondant sur cette notion fut Pierre Dubrunquez, qui dirigeait alors la revue Poésie 91. Tu le sais, je l’ai partagé ensuite avec Jacques Gaucheron, à partir de la lecture de son essai sur la poésie de la résistance. Il fut même plusieurs fois question d’une collaboration, ou d’un mini dossier, qui devait avoir lieu sous le titre de « la Rose publique » (idée de Pierre Dubrunquez). Mon article fondateur, proche du manifeste, « Une poésie publique est-elle possible ? », fut pour finir publié dans une petite revue de poésie en 1994, avec des réactions de poètes alors très véhémentes, dont celle de Jean Rousselot, qui préférais la politique de l’autruche à un regard objectif et courageux. Je te le donne ici en pièce jointe. Il y eut aussi quelques publications, notamment en 1997, sous le nom de « Recherches publiques ». Il y a par ailleurs un manuscrit qui tourne, de près de 200 pages, qui tu le sais, n’a toujours pas trouvé éditeur. Je te livre enfin quelques autres liens, sur un Internet que je ne pratique qu’en surplus de mon temps d’écriture et d’interventions publiques qui me prennent parfois bien du temps… :

    http://alainmarcecriture.free.fr/poesiepublique.htm
    http://lapoesiedoitquitterlabeaute.hautetfort.com/poesie_publique_et_autres_notes/
    http://lapoesiedoitquitterlabeaute.hautetfort.com/poesie-publique-et-autres-articles/

    Et s’il le faut, je peux en mettre tellement plus, en ligne…  »

    Alain

  6. adamante dit :

    Bravo Francis, j’aime bien cette idée de poésie d’utilité publique.
    La poésie c’est comme les champignons il faut mériter de la trouver où elle se cache car elle n’est pas que l’affaire de nantis à la redondance exécrable, après il faut savoir la partager avec des amateurs en buvant un verre et en saluant la lune (ti clin d’œil à Li Po). Je suis toujours étonnée de constater à quel point les poètes chinois, parlent de sujets terriblement d’actualité, et avec quel brio. Elles sont toujours d’utilité publique ces poésies là.
    amitié
    Adamante

  7. escort dit :

    Je suis de ton avis !!!

  8. cjeanney dit :

    Bonjour, je viens de vous écouter sur ça rime à quoi, et j’ai été très touchée par vos paroles. Bravo à vous.

  9. ANGOT dit :

    4 ans après le dernier commentaire…. Mais vaut mieux tard que jamais. Je viens seulement de déccouvrir ce Blog ausi magnifique que son titre.Il fait écho pour moi au titre du livre deJean-Perre Siméon : » La pésie sauvera le monde. » Quoique moi j’aurais mis la formule au présent. Il en va de la poésie comme du communisme, ce n’est pas une arrivée, c’est un chemin.

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