Les 6 et 7 juillet 2013 s’est tenu à Forcalquier un colloque autour du poète Jean Ristat auquel j’ai pris part. Dans un village voisin, nous avons découvert la rue de l’Enfer…
Rue de l’enfer
Il y a dans un village paisible du midi,
Quelque part en Provence, une rue-de-l’Enfer
Où derrière un mur orné de roses trémières
Se cache en un jardin un coin de paradis.
Il y a là des livres, un chat et des amis
Dans la douceur du soir qui dînent devisant
En compagnie d’une treille, de fleurs et de fruits
Et, obscurs mais brillants, trois quatre vers luisants…
Ainsi l’enfer ici jouxte le paradis ;
(Comme toujours… car seules, après tout, les religions
Les ont inventés séparés, dit Aragon.)
« Mais ici sur la Terre ils sont mêlés, pardi… »
Le journal annonce une « Invasion de méduses »…
Au bar, les habitués prennent un premier café.
Un homme joue au Loto… Peut-on dire qu’il s’amuse ?
Dans les platanes se mélangent l’ombre et la clarté.
Je t’ai offert un petit cœur rouge en papier
Ramassé par terre, pas très loin de la brocante…
(Ma douce, ni pour nous ni pour les autres, jamais
Nous ne mêlons « paradis » et « matins qui chantent »).
Le 17/07/2013



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