Le poète est un communiste

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Le poète est un communiste
à Olivier Mayer
 
Tout poète – même s’il l’ignore
et même s’il le refuse –
tout poète est un communiste.
Tout poète
partout et toujours
dit que le monde,
la terre et les mers,
les arbres, les oiseaux, les villes
et tout ce qu’elles contiennent,
même les palais, les Champs-Élysées,
les ponts sur la Seine,
le sourire des femmes,
de toutes les femmes
(même celles qui ne sont pas la tienne…
Mais en vérité, aucune n’est ta propriété)
et le sourire des enfants
et celui des hommes
et le regard des bêtes
tout,
la Terre entière,
le monde et ses saisons,
l’automne et ses richesses,
l’hiver et ses plaisirs,
le printemps, ses promesses,
l’été et ses moissons
tout est à nous.
tout ce que nous ne possédons pas,
par les pouvoirs que nous confèrent
l’imagination, la poésie
et le rêve nécessaire
de l’humanité,
tout nous appartient
et nous appartenons à tout.
Toute la vie sur Terre est notre affaire.
Tout nous parle et nous répondons de tout.
Tout est à nous.
et partout et toujours
tout
nous est à partager

Manif 12-09-17

2 Réponses à “Le poète est un communiste”

  1. Goubert Joel dit :

    Bonjour Francis, quand le poète se fait propagandiste je pense qu’il est moins pertinent que lorsqu’il peint la réalité avec sensibilité et humour, Amicalement.

  2. Maïakovski disait que ses poèmes d’amour étaient des poèmes de propagande pour sortir avec les filles…
    Je ne suis pas loin de penser pareil. Le titre initial de mon premier recueil était « Propagande pour le printemps »… mais propagande et aujourd’hui un mot tabou… On préfère dire « communication ».
    Quant à l’humour et la sensibilité, je suis d’accord. D’ailleurs, tu auras noté que je n’ai pas écrit que « tous les communistes étaient des poètes ».

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