Archive de la catégorie ‘actualités’

Diderot et Bentham

Dimanche 17 novembre 2013

Mes deux dernières chroniques dans Cerises sur les philosophes et le bonheur.

Denis Diderot, le siècle du bonheur

Diderot

 

Jeremy Bentham et le calcul des bonheurs

 

Bentham

Le saule pleureur

Mercredi 25 septembre 2013

Le saule pleureur dans actualités saule-225x300

 

Le saule pleureur
                        Pour Patricia

Il y a dans ma rue
un saule pleureur
que je n’ai jamais vu.
Je croyais pourtant
la connaître par cœur.
Il est vert et très grand
et planté dans la cour
du jardin d’enfants.
On aperçoit le jour
à travers ses branches
qui retombent en rideau
protecteur dans la rue.
Pourquoi ce matin m’est-il apparu ?
Il faisait beau, simplement.
J’allais chez le boulanger
et j’ai levé le nez.

PS : le 21 septembre 2013.
Pour notre 39e anniversaire,
car ce qui est le plus proche,
amour, est toujours à découvrir.

La jeunesse des troubadours

Samedi 21 septembre 2013

La jeunesse des troubadours dans actualités www.cerisesenligne.fr_

Mon nouveau papier dans Cerises :

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Parution de mon nouveau livre : « Si les symptômes persistent consultez un poète »

Lundi 9 septembre 2013

Parution de mon nouveau livre :

Ce recueil rassemble une sélection de mes poèmes publics qu’il m’arrive de lire en diverses circonstances.

Dans sa préface, Bernard Noël écrit : Savoir nommer est particulièrement précieux dans une époque -la nôtre- où le pouvoir a fait de la confusion verbale un outil de soumission auquel les media donnent une efficacité redoutable ».

Un coquelicot

Dans la zone commerciale,
parmi les voitures et les panneaux publicitaires,
à cet endroit où personne ne fait attention à lui,
près du trottoir,
jaillissant d’une fissure dans le goudron,
un coquelicot
fragile et solitaire
se tient
droit
courageux
écarlate.

Comment ne pas être optimiste ?

Cerises : L’idée antique du bonheur et nous

Dimanche 8 septembre 2013

Cerises : L'idée antique du bonheur et nous dans Ma chronique dans Cerises epicure

Mon dernier papier dans Cerises : cliquez

cerise dans Ma chronique dans Cerises

Les soutiens-gorge de la lutte des classes

Dimanche 25 août 2013

Les soutiens-gorge de la lutte des classes dans actualités sans-soutif

«  On pouvait sous son pull voir pointer ses tétons. »
déclara furibond le patron pudibond.

C’est ainsi qu’une femme douce comme un sucre d’orge
Fut chassée pour n’avoir pas mis de soutien-gorge.

Malgré remarques, avertissements et requêtes
L’ouvrière s’entêtait à faire la forte-tête.

Ce genre de fantaisie, d’effrontée singerie,
N’a pas sa place dans une fabrique de lingerie.

Et à la fin cela perturbait le travail
(Laure, il est vrai, n’était pas un épouvantail).

En fait, pour travailler elle mettait une blouse
Et nul ne s’en plaignait, sauf une ou deux jalouses,

Plus le chef qui rêvait la mettre dans son lit.
Les gars de l’atelier par contre étaient ravis.

Jamais un fournisseur, un client de passage
Ne vînt à protester contre ces seins peu sages

Quand par hasard ils les croisaient, mutins et libres,
pendant qu’elle rembobinait le coton en fibre.

Et pourtant le patron n’avait pas du tout tort
De lire la rébellion dans les deux seins de Laure.

Refuser d’arborer le confortable emblème
De l’usine sur son buste pose un sérieux problème.

De l’esprit d’entreprise, c’est un déni flagrant
Voire même une entreprise de dénigrement.

(On ne peut pas, madame, bosser dans cette usine
Et laisser sous son pull deviner sa poitrine.)

Cela s’est passé dans l’Aube, quelque part dans l’Est…
Dès lors, les seins de Laure me furent un Manifeste.

24 août 2013

Comme un ancien portique

Mardi 13 août 2013

Comme un ancien portique dans actualités photo

Dans la douceur violette du soir qui descend
Près des dunes et des mielles qui bordent le rivage
Je suis comme un portique déserté des enfants

Un goéland s’envole vers le soleil couchant
Il décolle en rasant le sable de la plage
Ma charpente accueillante laisse passer le vent

Mes poulies s’entrechoquent, mes vertèbres  se coincent,
Les enfants ont longtemps joué dans mes haubans
Ma carcasse à présent comme un vieux gréement grince

photo-sci dans poème du jour

Je fus un temps pour eux un terrain d’aventure
Un bateau pirate, un trampoline, un banc
Un boxeur, un cheval de tournoi, une monture…

Pendu à la potence que mes épaules font
Comme une balançoire, mon cœur est accroché
Et il cogne toujours, dans ma poitrine, au fond

Mais pour combien de temps ?…  voici l’heure du jusant
La vie a son estran étrange qu’on ne sait
D’avance mesurer… vivre est un jeu usant

Dont ne me lasserai je crois d’ici longtemps…
Des jeunes sur le rivage ont fait une flambée…
Un jour, j’arracherai mes poteaux du ciment

Et le long de la mer vers le soleil couchant
Je m’en irai content, à grandes enjambées
Dans la douceur muette du soir qui descend.

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« Désolé, c’est la crise »

Mardi 13 août 2013

« Désolé, c’est la crise » dans actualités croisette-cannes

Un cambrioleur, avec un bob sur la tête,
Entre chez un horloger de la Croisette
Et vite fait, bien fait, sans qu’un muscle il se luxe
Vole pour un million de montres de luxe
Puis, plantant là la clientèle surprise,
Il repart en disant :
« Désolé c’est la crise ! »

Après tout, il a fait comme le patron
Qui au conseil d’administration
propose un plan pour délocaliser
Et licencier encore plus de salariés
Puis, devant le comité d’entreprise,
Qui vient s’expliquer en disant :
« Désolé c’est la crise ! »

Il a agi de même comme un ministre
Qui ânonne toujours la chanson sinistre :
« Il nous faut réduire le poids de la dette
et remettre en cause toutes les conquêtes »
Puis, devant les électeurs qui font grise
Mine, qui se justifie en disant :
« Désolé c’est la crise ! »

Il se peut que demain il fasse école
Et qu’on apprenne qu’à Roubaix ou Bandol
D’ordinaires clients d’un supermarché
Sont sortis les bras chargés, sans payer,
Et ont lancé : « Merci pour la remise !
Nous reviendrons… », en disant :
« Désolés, c’est la crise ! »

On verra aussi débarquer dans une banque
Des pères et mères de familles en manque
D’argent afin d’opérer une saisie
Sur des comptes un peu trop remplis.
« La spéculation n’est plus permise…. »
expliqueront-il, en disant
« Désolés, c’est la crise ! »

Ou bien dans une usine de boutons
Les ouvrières séquestrer leur patron
Et puis, à une majorité forte,
Voter pour le mettre à la porte,
choisir elles-mêmes patrons et chemises
et s’autogérer, en disant :
« Désolé c’est la crise ! »

Vialas

Lundi 29 juillet 2013

 

Vialas dans actualités vialas1

Je suis repassé par le village de mon enfance
Dans les Cévennes, au pied du Trenze à la tête de granit.
En juillet, les châtaigniers ont le chef étoilé
et couronnent le pays de leurs chatons dorés.
A midi, la rivière espiègle cachée au flanc de la vallée
Est toujours là ; transparente et fraîche au milieu des rochers,
Avec la menue monnaie de ses galets pour faire des ricochets,
Ses libellules bleues, ses éphémères,
Et ses goujons que rien,  depuis des millénaires,
Ne semble déranger, pas même les baigneurs…
la-planche dans poème du jour

 

Près de l’entrée du village
Les antiques pompes à essence ont disparu.
Et la nuit, on ne voit plus les étoiles
A cause de la clarté des lampadaires électriques.
Dans la ruelle près de l’école, il n’y a plus de pensées.
Mais de la rue d’en haut à la rue d’en bas,
De la fontaine du curé au lavoir près du Temple,
le même ruisseau traverse toujours le village
et son eau sans cesse se renouvelle
avec la même chanson entêtante.

Il y a toujours des enfants
(Même si ce ne sont plus les mêmes)
et des jeunes gens, amoureux peut-être…
Au petit matin,  il y a aussi un âne
Répondant au nom de Saturne
Qui trotte en liberté dans les rues.
Evadé de son enclos, il va boire à la fontaine
Puis disparaît derrière l’angle d’une maison grise.

Et le soir, une femme solitaire se promène
Portant sur la tête
l’halogène de sa chevelure rousse.

Quant à moi,
Après mon petit tour,
De retour à l’hôtel Chantoiseau,
Je dois faire le mur
Pour rejoindre mon amour.
Et c’est un exercice qui, plus que le souvenir et la nostalgie,
Vous rajeunit.

Le 11/07/2013

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Forcalquier et Saint-Etienne-les-Orgues

Mardi 23 juillet 2013

Les 6 et 7 juillet 2013 s’est tenu à Forcalquier un colloque autour du poète Jean Ristat auquel j’ai pris part. Dans un village voisin, nous avons découvert la rue de l’Enfer…

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Avec Jean Ristat à Forcalquier.

Rue de l’enfer

Il y a dans un village paisible du midi, 
Quelque part en Provence, une rue-de-l’Enfer
Où derrière un mur orné de roses trémières
Se cache en un jardin un coin de paradis.

Il y a là des livres, un chat et des amis
Dans la douceur du soir qui dînent devisant
En compagnie d’une treille, de fleurs et de fruits
Et, obscurs mais brillants, trois quatre vers luisants…

Ainsi l’enfer ici jouxte le paradis ;
(Comme toujours… car seules, après tout, les religions
 Les ont inventés séparés, dit Aragon.)
« Mais ici  sur la Terre ils sont mêlés, pardi… »

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Le journal annonce une « Invasion de méduses »…
Au bar, les habitués prennent un premier café.
Un homme joue au Loto… Peut-on dire qu’il s’amuse ?
Dans les platanes se mélangent l’ombre et la clarté.

Je t’ai offert un petit cœur rouge en papier
Ramassé par terre, pas très loin de la brocante…
(Ma douce, ni pour nous ni pour les autres, jamais
Nous ne mêlons « paradis » et « matins qui chantent »).

Le 17/07/2013

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Trèfle à quatre cœurs.

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