Archive de la catégorie ‘actualités’

Festival de poésie de Ledbury

Jeudi 15 juillet 2010

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Des extraits de la lecture au festival de Ledbury en Grand-Bretagne le dimanche 11 juillet 2010. Le livre de Francis Combes, Cause Commune, vient d’être traduit en anglais sous le titre Common Cause aux éditions Smokestack. Andy Croft, éditeur et poète, lit en anglais.

 

Vidéo De l’amour et de la contradiction

Vidéo de Epode sur l’ordre naturel

 

Lectures de l’été

Mardi 6 juillet 2010

Les rendez-vous de l’été 2010

 

Francis Combes est invité

dans quelques festivals de poésie pendant l’été.

 

Dimanche 11 juillet Ledbury

Festival de Ledbury en Angleterre, près de Stratford-upon-Avon, le pays de Shakespeare, avec le poète anglais Andy Croft. A l’occasion de la parution en Grande Bretagne de la traduction anglaise de Cause commune. (Préface John Berger, traduction Alan Dent, aux éditions Smokestack).

 

Du 15 au 18 juillet Naples

Dans le cadre du festival de poésie Résistante à Naples en Italie, avec Jack Hirschman, Etel Adnam, Maram al-Massri, Sotirios Pastakas, et les infatigables animateurs de la Casa della poesia, Sergio et Raffaela.

 

Du 23 au 31 juillet Sète

1er Festival de poésie, Voix vives, à Sète. Grande fête de la poésie méditerranéenne contemporaine, le Festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée accueille pendant neuf jours au mois de juillet de nombreux poètes et des artistes venus de toutes les Méditerranée : Méditerranée latine, d’Afrique, des Balkans, d’Orient ou encore de celle que l’Histoire a « exportée » dans le monde (Amérique du Sud, Amérique centrale, Afrique de l’Ouest, Francophonie…).

Une vaste plateforme ouverte aux poètes venus de toutes les rives, une représentation simultanée de tous les pays de la Méditerranée comme autant de passerelles entre les cultures et les peuples, une pluralité des lectures et des rencontres comme autant de partage d’une parole poétique plurielle.

 

Du 19 au 22 août Struga

Le plus ancien Festival de poésie en Europe sur les bords du lac Ohrid à la frontière de la Macédoine et de l’Albanie.

Rondeau, villanelle et triolet

Lundi 7 juin 2010

Trois chansons anciennes

sur un thème toujours actuel

 

 

Rondeau

(qui n’est pas de faire rond le dos)

 

A quelque chose malheur est bon
Hiver lui-même a ses raisons

Cette chanson tourne en ma tête
Dans les frimas Printemps s’apprête

 

Un doux printemps toujours en tête
Je vais, je fredonne et répète :
A quelque chose malheur est bon
Hiver lui-même a ses raisons

 

Ce n’est ni l’air ni la chanson
Morose de Résignation.
(Plus que nos victoires et fêtes,
Nous en apprennent nos défaites…)
A quelque chose malheur est bon.

 

 *

 

Villanelle des vilains

 

Il en est tant qui sont las
Et veulent abandonner…
Ores, Vilains ne lâchent pas !

 

Des méchants coups, des coups bas,
De la grêle sur les blés,
Il en est tant qui sont las…

 

Et voudraient tout planter là.
(Qui pourrait les en blâmer ?)
Ores, Vilains ne lâchent pas !

 

De voir leur mur mis à bas
Et leur récolte incendiée,
Il en est tant qui sont las…

 

Qui ne le comprendrait pas
S’ils veulent parfois s’arrêter ?
Ores, Vilains ne lâchent pas !

 

Ah ! Ne baissons pas les bras,
Par beau temps ou temps mauvais.
Il en est tant qui sont las…
Ores, Vilains ne lâchent pas !

 

 *

 

Triolet de notre seule vertu

 

Nous n’avons qu’une seule vertu
Jamais nous ne laissons tomber
Même par terre et sur le cul
Nous n’avons qu’une seule vertu
Jamais ne s’avouer vaincu
Se relever et résister
Nous n’avons qu’une seule vertu
Jamais nous ne laissons tomber.

 

Réponse à un contradicteur

Dimanche 4 avril 2010

Un contradicteur n’a pas aimé mon « joli poème » sur Aubervilliers. Ce contradicteur trouve que l’immigration d’hier était justifiée, (car il y avait du travail) mais que celle d’aujourd’hui est intolérable. A ceux qui raisonnent comme lui, je dédie ce petit poème :

Fils d’immigrés
arrivés ici il y a longtemps
tu ne supportes pas
les immigrés
nouvellement arrivés.

Bien sûr, hier, tout était mieux qu’aujourd’hui…
Les jeunes, en particulier, ne sont plus ce qu’ils étaient…

Pourtant, hier déjà,
les Bougnats, les Boches d’Alsace et de Lorraine,
les Ritals, les Pingouins, les Bougnoules,
les Peaux de Boudin et les Niaquoués
venaient manger le pain des bons Français

Ces bons Français
qui se faisiaent violence
pour les exploiter.

 

Dimanche 7 février 2010

Poème reportage sur Beyrouth

 

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Beyrouth,

le guerrier et le troubadour

Dimanche 7 février 2010

Lecture de février 2010

 

* * * * *

Nouvelle édition

Apprentis du printemps

en arabe

 

Poésie d’utilité publique

Dimanche 9 novembre 2008

Poésie d'utilité publique Francis-Medellin

Depuis toujours, je défends l’idée que la poésie, même si elle est une activité savante, n’est pas réservée par principe à un petit groupe de spécialistes. Elle naît de l’usage que les peuples font de leur langue. Elle ne vit que parce qu’elle est mise en commun. Écrire un poème, comme chanter, peindre ou cuisiner est une façon de partager son plaisir. Pour moi la poésie est une fabrique de bonheur, un transformateur électrique qui convertit nos sentiments et nos idées en énergie. Elle est une façon d’être de plain pied dans le réel, sans s’accommoder de l’état des choses. Elle est à la fois la conscience et l’utopie du monde. Parole intime, elle est d’utilité publique.

 


 

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