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	<title>poésie d'utilité publique</title>
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	<description>journal poétique de Francis Combes</description>
	<lastBuildDate>Tue, 08 May 2012 16:10:34 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Retour de grèce &#8211; Avril 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 15:54:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Les oranges amères d’Athènes Les rues d’Athènes sont plantées d’orangers sauvages (pommes d’or du jardin des Hespérides). Je marche dans les rues en compagnie de leur odeur. Les oranges sont de petites planètes familières, lampions qui se cachent très mal au milieu des feuilles et qui éclairent le jour. Les gens passent dans la rue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center" align="left"><strong><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: x-large;color: #3366ff">Les oranges amères d’Athènes</span></strong></p>
<p style="text-align: center" align="left"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000686.jpg" rel="lightbox[625]"><img class="size-thumbnail wp-image-631 aligncenter" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000686-150x100.jpg" alt="Retour de grèce - Avril 2012 dans actualités P1000686-150x100" width="102" height="68" /></a></p>
<p style="text-align: center" align="left">Les rues d’Athènes sont plantées d’orangers sauvages<br />
(pommes d’or du jardin des Hespérides).<br />
Je marche dans les rues en compagnie de leur odeur.<br />
Les oranges sont de petites planètes familières,<br />
lampions qui se cachent très mal au milieu des feuilles<br />
et qui éclairent le jour.<br />
Les gens passent dans la rue sans y prendre garde.<br />
Ils ne les cueillent pas car elles sont immangeables.<br />
(Elles n’ont presque pas de jus, sont très amères<br />
et souvent chargées en plomb et en particules fines).<br />
Les gens du peuple n’ont plus d’argent,<br />
beaucoup d’entre eux sont au chômage<br />
dans ces parages du paradis,<br />
mais ils ne sont pas désœuvrés.</p>
<p style="text-align: center" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000765.jpg" rel="lightbox[625]"><img class="alignnone size-medium wp-image-626" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000765-300x200.jpg" alt="P1000765-300x200 dans actualités" width="459" height="306" /></a></p>
<p style="text-align: center" align="left">Au carrefour un homme se tient debout, sa raclette à la main.<br />
Il s’appelle Jillian ; venu du Bengale,<br />
il a traversé la moitié du monde<br />
pour faire fortune en Europe.<br />
Peut-être rêve-t-il de devenir capitaliste<br />
et d’avoir un jour sa propre maison, avec sa piscine…<br />
Mais pour l’instant il nettoie les pare-brise<br />
en espérant que la voiture va s’arrêter.<br />
Beaucoup en sont réduits à vivre en ermites…<br />
Quelques sdf se sont réfugiés sur le mont Hymette<br />
où poussent la myrte et l’asphodèle,<br />
le serpolet, la marjolaine, l’olivier<br />
près de la source que chanta Ovide…</p>
<p style="text-align: center" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000746.jpg" rel="lightbox[625]"><img class="alignnone size-medium wp-image-627" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000746-300x200.jpg" alt="P1000746-300x200" width="446" height="297" /></a></p>
<p style="text-align: center" align="left">Mais la plupart se sont retirés en ville,<br />
solitaires au milieu de la foule.<br />
Ils ont renoncé aux biens terrestres<br />
qui leur sont refusés<br />
et dorment par terre, dans l’embrasure d’une porte.<br />
Le pays est partagé entre la dépression et la rébellion.<br />
Sur la place de la Constitution, les manifestants de février<br />
jetaient sur la police des morceaux de marbre<br />
arrachés au mobilier urbain ou à la façade d’une banque.<br />
(Un pays où le marbre sert de projectiles<br />
est un pays de culture et de grande tradition artistique).<br />
Les murs sont couverts de slogans, de marteaux et de faucilles.<br />
Près de l’université, un anarchiste a écrit à la peinture noire :<br />
« La vraie violence, ce sont les lundis matins ».<br />
Mais pour beaucoup les lundis sont des dimanches comme les autres…<br />
Un homme passe en égrainant son chapelet.<br />
(On vend toujours des komboloïs dans les boutiques pour touristes du quartier de la Plaka,<br />
mais je vois peu de doigts jouer avec leur patience).</p>
<p style="text-align: center" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000663.jpg" rel="lightbox[625]"><img class="alignnone size-medium wp-image-628" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/P1000663-300x200.jpg" alt="P1000663-300x200" width="393" height="262" /></a></p>
<p style="text-align: center" align="left">Au cours de l’été 44, Titos Patrikios avait rendez-vous ici<br />
avec une jeune Résistante qui devait lui remettre du matériel clandestin.<br />
Arrêté par les Allemands, il fut collé contre ce mur blanc pour être fusillé.<br />
Il prétendit qu’il attendait simplement une amie<br />
avec qui il devait se promener…<br />
Et il me raconte comment il échappa de justesse à l’exécution<br />
car la jeune fille, arrivée sur le lieu du rendez-vous,<br />
portant sur elle les tracts clandestins,<br />
au lieu de s’enfuir se jeta dans ses bras et l’embrassa.<br />
Manolis Glezos, qui planta le drapeau grec sur l’Acropole,<br />
lui aussi est toujours là.<br />
(Les fascistes aussi…)<br />
Et le peuple grec est toujours debout.<br />
Sur une place, un jet d’eau continue sa conversation heureuse<br />
pendant qu’un poète boit son café<br />
sur la terrasse à l’ombre d’une treille.<br />
Dans un café modeste de Kisseriani, des hommes sont assis<br />
et prennent l’ouzo devant des assiettes garnies de tomates,<br />
de poivrons, de feuilles de vignes et de poulpes.</p>
<p style="text-align: center" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/2012-04-25-13.22.481.jpg" rel="lightbox[625]"><img class="alignnone size-full wp-image-630" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/05/2012-04-25-13.22.481.jpg" alt="2012-04-25-13.22.481" width="542" height="406" /></a></p>
<p style="text-align: center" align="left">Les financiers de la planète et les hommes politiques à leur service<br />
n’ont pas encore pu enlever à la Grèce son ciel, sa mer et ses orangers.<br />
(Et ceux-là qui reprochent aux Grecs leur mode de vie<br />
les envient en rêvant de leur prochaines vacances).<br />
Demain, j’irai me tremper dans une crique<br />
sur l’île de Sallamines, en face du Pirée,<br />
la cité populaire où les grues et les entrepôts<br />
des armateurs ne dorment que d’un œil…<br />
J’irai me tremper dans l’eau printanière,<br />
fraîche et transparente, mouvante<br />
comme les morceaux de verre des kaléidoscopes de l’enfance.<br />
Je ne croiserai au milieu des vagues ni les sirènes d’Ulysse<br />
ni les requins qui viennent de la Mer rouge<br />
en suivant l’étrave des navires marchands…<br />
Avant de repartir, j’irai cueillir des oranges sauvages<br />
le long d’une rue tranquille.<br />
(« Voilà à quoi en sont réduits les gens »,<br />
pensera une petite vieille qui me regardera faire, intriguée).<br />
J’en remplirai ma valise et te les rapporterai<br />
pour que par la transformation<br />
(le miracle ou la révolution ?)<br />
du sucre et de la cuisson<br />
tu en fasses une marmelade d’oranges amères.</p>
<p style="text-align: center">Le 8 mai 2012</p>
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		<item>
		<title>Le Peuple &#8211; Lecture à Villejuif le samedi 22 avril 2012</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2012/04/14/le-peuple-lecture-a-villejuif-le-samedi-22-avril-2012/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 16:13:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai participé aujourd&#8217;hui à un rassemblement-manifestation de soutien à Jean-Luc Mélenchon à Villejuif dans le Val-de-Marne. La manifestation partie de la Place Louis Aragon et arrivée au square Neruda. J&#8217;ai lu le poème de Neruda, La Montagne et la rivière et mon poète Le Peuple extrait de Cause Commune. Écoutez en cliquant sur les noms.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_621" class="wp-caption alignnone" style="width: 216px"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/04/FC-Villejuif1.jpg" rel="lightbox[619]"><img class="size-medium wp-image-621" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/04/FC-Villejuif1-e1334419811905-206x300.jpg" alt="Le Peuple - Lecture à Villejuif le samedi 22 avril 2012 dans actualités FC-Villejuif1-e1334419811905-206x300" width="206" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Francis Combes</p></div>
<p>J&#8217;ai participé aujourd&#8217;hui à un rassemblement-manifestation de soutien à Jean-Luc Mélenchon à Villejuif dans le Val-de-Marne. La manifestation partie de la Place Louis Aragon et arrivée au square Neruda.</p>
<p>J&#8217;ai lu le poème de<a href="http://www.facebook.com/photo.php?v=3008237488164"> Neruda, La Montagne et la rivière</a> et mon poète <a href="http://www.youtube.com/watch?v=QYpWIu9ck0U">Le Peuple extrait de Cause Commune</a>.</p>
<p>Écoutez en cliquant sur les noms.</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/04/Villejuif-rassemblement.jpg" rel="lightbox[619]"><img class="size-medium wp-image-623 aligncenter" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/04/Villejuif-rassemblement-300x224.jpg" alt="Villejuif-rassemblement-300x224 dans actualités" width="330" height="246" /></a></p>
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		</item>
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		<title>Ça rime à quoi sur France Culture février 2012</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2012/02/09/ca-rime-a-quoi-sur-france-culture-fevrier-2012/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 13:54:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;étais invité sur France Culture dimanche 5 février à l&#8217;émission &#171;&#160;Ça rime à quoi&#160;&#187; autour de mon recueil &#171;&#160;L’Aubépine, 101 poèmes pour un amour frondeur&#160;&#187;. Une demie heure de poésie à 6 h 30 et 23 h 30. Si vous souhaiter écouter ou réécouter cette émission . &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;étais invité sur France Culture dimanche 5 février à l&#8217;émission &laquo;&nbsp;Ça rime à quoi&nbsp;&raquo; autour de mon recueil &laquo;&nbsp;L’Aubépine, 101 poèmes pour un amour frondeur&nbsp;&raquo;. Une demie heure de poésie à 6 h 30 et 23 h 30.</p>
<p>Si vous souhaiter écouter ou réécouter cette émission <p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/2012/02/09/ca-rime-a-quoi-sur-france-culture-fevrier-2012/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Cuba Janvier 2012</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2012/01/30/cuba-janvier-2012/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2012/01/30/cuba-janvier-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 23:36:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai participé au jury des prix de La Casa de Las Americas, du 16 au 27 janvier 2012, à Cienfuegos et à La Havane à Cuba. J&#8217;en rapporte quelques poèmes accompagnés de photos de Patricia. &#160; &#160; &#160; Pour une femme de chambre A Miguelina Les femmes de chambre des hôtels de Cuba Sont-elles seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: comic sans ms,sans-serif;font-size: medium;color: #000000">J&#8217;ai participé au jury des prix de La Casa de Las Americas, du 16 au 27 janvier 2012, à Cienfuegos et à La Havane à Cuba. J&#8217;en rapporte quelques poèmes accompagnés de photos de Patricia.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Che-fod-Palmiers.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-579" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Che-fod-Palmiers-300x225.jpg" alt="Cuba Janvier 2012 dans actualités Che-fod-Palmiers-300x225" width="414" height="310" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Pour une femme de chambre</span></p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/lettre-fem-chbre2.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignright size-medium wp-image-583" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/lettre-fem-chbre2-300x200.jpg" alt="lettre-fem-chbre2-300x200 dans actualités" width="224" height="149" /></a><span style="font-family: andale mono,times;font-size: medium">A Miguelina</span></p>
<p>Les femmes de chambre des hôtels de Cuba<br />
Sont-elles seulement des femmes de chambre ?<br />
Ou sont-elles des fleuristes ?<br />
Celle qui fait notre chambre<br />
A dressé sur notre lit une fleur<br />
de serviettes blanches<br />
surmontée d’une rose de plastique rouge.<br />
(Sculpture éphémère qui en vaut d’autres<br />
malheureusement plus durables).<br />
Et Miguelina , &#8211; puisqu’elle s’appelle Miguelina -<br />
Nous a laissé un mot en français<br />
Couvert de fleurs de couleur, au stylo,<br />
Qui nous dit que l’amitié<br />
Est un pont entre les êtres<br />
Et nous souhaite bon voyage.<br />
Les femmes de chambre des hôtels de Cuba<br />
Sont-elles des fleuristes ?<br />
Ou des ambassadrices<br />
Qui font leur travail avec une conscience politique<br />
Et une gentillesse telles<br />
qu’on voudrait les appeler « Companera » ?</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Chambre.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-580" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Chambre-300x200.jpg" alt="Chambre-300x200" width="269" height="179" /></a></p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Palmiers-usines.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignleft size-full wp-image-584" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Palmiers-usines.jpg" alt="Palmiers-usines" width="409" height="272" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">  </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Retamar+F.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="size-medium wp-image-600 alignright" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Retamar+F-300x199.jpg" alt="Retamar+F-300x199" width="197" height="129" /></a></p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Tout ce qui manque à Cuba </span><br />
<span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: medium">(liste partielle et certainement partiale)</span><br />
<span style="font-family: andale mono,times;font-size: large"><br />
à Roberto Fernandez Retamar</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a beaucoup de choses essentielles à notre vie moderne qui manquent à Cuba<br />
Je peux le dire car j’y suis allé, je l’ai vu et je témoigne :<br />
A Cuba, il n’y a pas de grands panneaux publicitaires plantés le long des routes<br />
pour vanter les mérites de Coca Cola, les promotions sur les derniers PC sortis sur le marché ou les nouvelles baskets Nike.<br />
Pas de Kentucky Fried Chicken, pas de MacDonald et pas de Pizza Hut<br />
Pas de Wall Mart, de Carrefour et pas de ces grandes zones commerciales<br />
no man’s land préfabriqués, éphémères et criards que vous rencontrez à l’entrée de toutes les grandes villes du monde civilisé.<br />
A Cuba, il n’y a pas dans les kiosques les magazines en quadrichromie sur papier glacé qui vous tiennent informés par le détail de la vie sexuelle des people,<br />
pas de journaux qui rivalisent pour vous donner tous la même information et vous expliquer d’une même voix qu’on ne peut rien faire devant l’oracle des agences de notation,<br />
Car à Cuba il n’y a pas de pluralisme, pas de vraie liberté de la presse, c’est à dire pas la possibilité pour les grosses fortunes d’acheter librement ni les journaux, ni leur rédactions.<br />
A Cuba, il n’y a pas de ces journaux ventrus avec leurs cahiers spéciaux sur papier saumon qui renseignent le passant sur les dernières variations du cours de la Bourse,<br />
car à Cuba, il n’y a pas de Bourse<br />
et donc pas de vraie liberté.<br />
A Cuba, il n’y a pas dans la rue d’enfants dépenaillés affalés dans un coin un tube de colle à la main.<br />
Les enfants de Cuba vont à l’école et portent autour du cou un petit foulard bleu ou rouge.<br />
Que savent-ils donc de la liberté ?<br />
Ici ou là, il y a bien un qui quémande un stylo ou un bonbon,<br />
Une femme qui vous envoie un baiser et vous demande un savon ou une pièce, mais c’est bien peu encore…<br />
Il n’y a pas encore dans les rues de La Havane assez de jeunes qui mendient à chaque carrefour, il n’y a pas encore assez de femmes assises sur les trottoirs un bébé shooté dans les bras et qui tendent la main<br />
pour que La Havane mérite le titre de ville moderne du monde développé.<br />
A Cuba, il y a bien sûr, le soleil, des cocotiers, la musique, le rhum et la mer,<br />
Mais il n’y a pas de vigiles armés de fusils à canons sciés à l’entrée des complexes touristiques, des grands magasins ou des plages réservées aux étrangers.<br />
A Cuba, le long du Malecon de La Havane, il n’y a même pas (contrairement à ce que pourraient espérer le touriste) de ces jeunes femmes noires ou blanches, en tenue légère, plantées tous les cent mètres, telles des chandelles, pour allumer le client, comme à Saint-Domingue ou comme à Nice, sur la Promenade des Anglais.<br />
Oui. Il y a beaucoup de choses à Cuba qu’il n’y a pas…<br />
Cuba est une fille pauvre ; mais Cuba n’est pas une pauvre fille.<br />
Cuba est une belle fille, en short rouge, qui arbore un T. shirt du Che, marche droit dans la rue et bouge légèrement des fesses, toujours prête à se mettre à danser.</p>
<p>Cuba ne vit pas dans l’obsession effrénée de la consommation, Cuba ne vit pas dans le show permanent de la richesse insolente et de la misère indécente, Cuba n’est pas emportée dans la course à l’abime de la destruction de la nature et de la culture<br />
(Et que tous ceux qui rêvent d’écologie tournent un peu leur regard vers Cuba.)<br />
Cuba est encore un pays lent, qui va, comme il peut, bras dessus, bras dessous, sur le chemin de la dignité.<br />
Oui, il y a beaucoup de choses qui manquent à Cuba<br />
Et c’est aussi pour toutes ces choses qui lui manquent que nous aimons Cuba<br />
Et que Cuba nous est nécessaire.<br />
Cuba est l’œil grand ouvert<br />
De la conscience des peuples<br />
Dont la lumière se réverbère dans les eaux de la mer des Caraïbes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/bienvenido.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-585" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/bienvenido-300x198.jpg" alt="bienvenido-300x198" width="357" height="235" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Dans le kiosque à musique</span><br />
<span style="font-family: andale mono,times;font-size: large"><br />
<span style="font-size: medium">A Nancy Morejon</span></span><br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/kiosque.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignright size-medium wp-image-586" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/kiosque-300x200.jpg" alt="kiosque-300x200" width="232" height="154" /></a><br />
Sur la place centrale de Cienfuegos<br />
Il y a un homme qui dort dans un kiosque à musique.<br />
Ce n’est pas un clochard,<br />
Un sans logis qui erre dans les rues,<br />
Il ne craint rien et n’a pas même à ses pieds un chien.<br />
Il dort tranquille en plein cœur de la ville.<br />
Il a confié son sommeil<br />
Comme une petite graine<br />
à la paume du soleil.<br />
Pour le laisser faire sa sieste<br />
Les musiciens sont partis sur la pointe des pieds.<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Nancy+F.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="size-medium wp-image-599 alignright" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Nancy+F-300x200.jpg" alt="Nancy+F-300x200" width="241" height="159" /></a><br />
Même les oiseaux se sont envolés.<br />
O, toi l’homme qui dors dans le kiosque à musique,<br />
Fais-tu des rêves ?<br />
Sont-ils grands ou bien petits ?<br />
Et que donnera leur graine ?<br />
Du mouron pour les oiseaux ?<br />
Ou bien va-t-il en naître<br />
Quelque nouveau soleil ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Chien-tricycl.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-587" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Chien-tricycl.jpg" alt="Chien-tricycl" width="398" height="250" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">L’Arbre aux vœux</span></p>
<p>Ici, on ne grave pas à la pointe d’un couteau son cœur<br />
et ses initiales enlacées<br />
Dans l’écorce d’un chêne<br />
Mais sur les feuilles épaisses, vertes et revêches d’un cactus.<br />
Promesses d’amour<br />
Vœux de tendresse<br />
Dans un buisson de piquants.<br />
Avec quelques petites fleurs rouges.<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Cactus-voeux2.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignnone size-medium wp-image-588" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Cactus-voeux2-300x226.jpg" alt="Cactus-voeux2-300x226" width="300" height="226" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">L’abeille</span></p>
<p>En te baignant dans la baie<br />
A la pointe de Cienfuegos<br />
Près du petit jardin public qui s’avance, son kiosque dans la mer<br />
Tu as sauvé de la noyade une abeille<br />
Qui se débattait sur une vaguelette.<br />
Tu l’as placée délicatement sur une fine feuille jaune qui flottait là<br />
Et dont tu as fait un minuscule brancard.<br />
Puis, tu l’as sortie de l’eau et posée au soleil<br />
Pour qu’elle reprenne des forces.<br />
(Il n’est pas sûr qu’elle t’en soit reconnaissante.<br />
On dit des insectes qu’ils ne font pas de sentiment<br />
Et que c’est pour ça qu’ils nous survivront…<br />
A voir…<br />
Déjà nous devons prendre soin des abeilles).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/jeunes-plongeurs.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-589" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/jeunes-plongeurs.jpg" alt="jeunes-plongeurs" width="435" height="290" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Une belle Américaine</span></p>
<p>Les années cinquante défilent lentement<br />
Sur l’écran du paysage, devant un rideau<br />
De palmiers qui se balancent dans le vent<br />
Passe une Cadillac sexagénaire, toujours pimpante,<br />
Vert olive rutilant, or dans le soleil couchant<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/voiture-verte.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignright size-medium wp-image-590" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/voiture-verte-300x194.jpg" alt="voiture-verte-300x194" width="283" height="183" /></a><br />
Somptueuse, impériale, un requin pacifique,<br />
Sa carrosserie réparée au Sintofer, plusieurs fois<br />
Repeinte, son moteur changé pour un diesel<br />
(L’Amérique d’hier et ses mythes sous embargo<br />
survivent, squales ou tortues dans l’aquarium<br />
entretenu du jardin botanique). La Cadillac<br />
Avance lentement sur la route à six voies<br />
Qui traverse la Grande île, vers La Havane<br />
Vitres baissées, le chauffeur accoudé à la portière<br />
Ne fait pas la course sur la voie de droite<br />
Et ne va pas se jeter du haut d’une falaise<br />
Il retourne vers sa maison et traverse le pays<br />
Où il est maintenant partout chez lui<br />
Car ce pays qui est le sien lui appartient<br />
Et traversant de part en part le premier<br />
Territoire libéré d’Amérique, il traverse<br />
En même temps le temps qui semble ici arrêté<br />
Mais qui poursuit son chemin vers l’avant telle une flèche<br />
Avant hier tirée par un Indien Caraïbe<br />
vers le ciel bleu  pour se ficher dans le sol de demain<br />
Les années cinquante qui passent sur l’écran<br />
James Dean, Marilyn, un soda et la révolution<br />
Qui invente le Tropique d’un nouvel avenir<br />
La vieille Cadillac caresse lentement le paysage<br />
Et Cuba qui n’aime pas le gaspillage<br />
Prenant soin du passé prépare son futur.</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/voiture-mauv.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-591" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/voiture-mauv.jpg" alt="voiture-mauv" width="390" height="248" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Petit nuage dans le ciel de Cuba</span><br />
<span style="font-family: andale mono,times;font-size: large"><span style="font-size: medium">à Yolanda Wood</span></span></p>
<p>Petit nuage dans le ciel de Cuba<br />
Tu voles, tu voles<br />
Au-dessus des palmiers<br />
Tu voles, tu voles<br />
Plus haut que les immeubles<br />
Le long du Malecon<br />
Tu voles, tu voles<br />
Bien plus haut que la piscine<br />
De l’hôtel Présidente<br />
d’où je te regarde<br />
en flottant sur le dos<br />
Petit nuage dans le ciel de Cuba<br />
Tu voles tu voles<br />
Et franchis les frontières<br />
Sans problème de visa<br />
Ni de compte en banque<br />
Tu voles sur le monde<br />
Et n’offenses  personne<br />
Petit nuage dans le ciel de Cuba<br />
Notre révolution<br />
Tout autour de la Terre<br />
Sera accomplie<br />
le jour où tous<br />
tout autour de la Terre<br />
Pourront faire comme toi<br />
Petit nuage, petit nuage<br />
Dans le ciel de Cuba<br />
Vole, vole<br />
et ne nous attends pas…</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/nuage.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-medium wp-image-592" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/nuage-300x199.jpg" alt="nuage-300x199" width="300" height="199" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Sieste habanera</span><br />
<span style="font-family: andale mono,times;font-size: large"><span style="font-size: medium">A Patricia</span></span></p>
<p>Par la fenêtre ouverte, montent jusqu’à nous<br />
Les bruits de la ville<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Cour-d%C3%A9cole.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignright size-medium wp-image-593" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/Cour-d%C3%A9cole-207x300.jpg" alt="Cour-d%C3%A9cole-207x300" width="207" height="300" /></a><br />
Un klaxon sur l’avenue qui part de la mer<br />
Vers le centre ville, la Place de la Révolution,<br />
Les cris des enfants dans la cour de l’école<br />
Qui s’envolent dans l’air chaud de l’après-midi<br />
Comme de petits papiers de couleur,<br />
Des coups de marteaux,<br />
La voix d’une femme dans le couloir<br />
Qui pousse un charriot de linge…<br />
Seul le vent soulève le rideau<br />
Sans bruit, pour ne pas déranger notre sieste…<br />
Tu as posé ta tête sur mon épaule<br />
Et me dis de ne pas bouger.<br />
Tu veux que je sois sage…<br />
Ne t’inquiète pas, ma chérie, c’est possible.</p>
<p>Tout est possible…<br />
« Nous vivons le temps des révolutions ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/filles-balai1.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-595" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/filles-balai1.jpg" alt="filles-balai1" width="218" height="328" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">La Muchacha de la rue Obispo</span><br />
<span style="font-family: andale mono,times;font-size: medium">A Fayad Jamis</span></p>
<p>En remontant la rue Obispo,<br />
au cœur de la vieille ville,<br />
j’ai croisé une jeune femme<br />
avec de longues cuisses de sauterelle noire<br />
que serrait un petit short effronté<br />
et brillant.<br />
Elle tenait à la main,<br />
comme une épée ou un drapeau,<br />
un bouquet de balais<br />
aux crins synthétiques<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/pte-fil-pop.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="alignright size-medium wp-image-596" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/pte-fil-pop-198x300.jpg" alt="pte-fil-pop-198x300" width="198" height="300" /></a><br />
orange et verts<br />
dont elle faisait commerce.<br />
(Ailleurs, c’est d’autre chose<br />
qu’elle aurait peut-être fait commerce).<br />
Petit boulot pour jolie fille<br />
comme pour bien d’autres<br />
pauvres, bien d’autres noirs dans la ville.<br />
(Cinquante ans de révolution<br />
ce n’est pas assez<br />
malgré des jambes de sauterelle<br />
pour sauter par dessus l’histoire).<br />
C’est qu’il y a toujours beaucoup de choses à balayer<br />
Ici comme ailleurs.<br />
Jolie fille et petit boulot<br />
mais boulot utile.<br />
Son bouquet de balais à la main,<br />
elle ne le brandit pas comme un drapeau<br />
ou une épée,<br />
mais elle se tient bien droite,<br />
ses cuisses fines et sa taille fière prises<br />
dans son petit short moulant,<br />
la muchacha de la rue Obispo.<br />
Lui arrive-t-il de penser<br />
A cette affiche de la révolution russe<br />
sur laquelle on voit Lénine<br />
balayer le globe<br />
de toute saleté ?<br />
La muchacha de la rue Obispo ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/amoureux-Malecon.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-597" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/amoureux-Malecon.jpg" alt="amoureux-Malecon" width="344" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: arial black,avant garde;font-size: x-large;color: #008000">Le Malecon des amoureux</span></p>
<p>Le long du Malecon les amoureux montent la garde<br />
Ils sont assis de place en place, face à la mer,<br />
Ou lui tournant le dos, côte à côte<br />
face à face parfois, les yeux dans les yeux<br />
Sur le parapet qui domine l’océan.<br />
De temps en temps, un pêcheur interroge les vagues<br />
Il est en communication directe avec la mer<br />
par  l’intermédiaire d’un simple fil…<br />
Un homme est allongé sur le dos, la tête posée<br />
Sur les cuisses de sa copine.<br />
Et elle lui caresse les cheveux<br />
Pendant que le vent du bout des doigts<br />
S’occupe de démêler les siens…<br />
Dans le jour qui décline, une jeune fille<br />
Marche à grandes enjambées sur le parapet<br />
Vers le soleil couchant.<br />
Le long du Malecon où les amoureux montent la garde<br />
Je me promène, seul, en ce moment, sans toi…<br />
Vivre en cet instant, c’est se tenir ainsi, debout face à la mer,<br />
comme au bord du monde, comme au bord de nous-mêmes,<br />
L’amour en sentinelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/fleur-drapeau.jpg" rel="lightbox[578]"><img class="aligncenter size-full wp-image-598" src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2012/01/fleur-drapeau.jpg" alt="fleur-drapeau" width="314" height="208" /></a></p>
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		<item>
		<title>Le Point du 17 novembre 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 23:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Le Point Patrick Besson a fait un article sur Bernard Delvaille et sur mon recueil &#171;&#160;L&#8217;aubépine&#160;&#187;. Lire en cliquant ici.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="imagelink" href="../files/2011/11/franciscombes002.jpg" title="franciscombes002.jpg" rel="lightbox[577]"><img src="../files/2011/11/franciscombes002.jpg" alt="franciscombes002.jpg" width="400" /></a><br />
Dans Le Point Patrick Besson a fait un article sur Bernard Delvaille et sur mon recueil &laquo;&nbsp;L&#8217;aubépine&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.lepoint.fr/editos-du-point/patrick-besson/les-deux-poetes-17-11-2011-1397206_71.php">Lire en cliquant ici.</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Station de métro Saint-Amboise à Paris</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/11/14/station-de-metro-saint-amboise-a-paris/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 23:05:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;un de mes poèmes affiché par le Printemps des Poètes à la station du métro parisien Saint-Amboise.    ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;un de mes poèmes affiché par le Printemps des Poètes à la station du métro parisien Saint-Amboise.</p>
<p> </p>
<p><a class="imagelink" href="../files/2011/11/pomestamboise12.jpg" title="pomestamboise12.jpg" rel="lightbox[575]"><img src="../files/2011/11/pomestamboise12.jpg" alt="pomestamboise12.jpg" width="400" /></a></p>
<p> </p>
<p><a class="imagelink" href="../files/2011/11/pomestamboise21.jpg" title="pomestamboise21.jpg" rel="lightbox[575]"><img src="../files/2011/11/pomestamboise21.jpg" alt="pomestamboise21.jpg" width="400" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L’Aubépine</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/10/05/laubepine/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 19:15:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://franciscombes.unblog.fr/2011/10/05/laubepine/</guid>
		<description><![CDATA[Un nouveau recueil de Francis Combes  vient de paraître aux éditions Le préau des collines L’Aubépine Cent un sonnets pour un amour frondeur Le livre sera présenté le jeudi 20 Octobre 2011 à 18 heures au préau des collines 145, bis avenue de Choisy 75013 Paris Tous les amis sont conviés Et voici, en avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Un nouveau recueil de Francis Combes  vient de paraître</p>
<p class="MsoNormal" align="left">aux éditions Le préau <i>des collines</i></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font color="#cc0000"><b><span><br />
<font size="6">L’Aubépine<br />
</font></span><br />
Cent un sonnets pour un amour frondeur </b></font><font face="comic sans ms,sand" size="5"></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font face="comic sans ms,sand" size="5">Le livre sera présenté </font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font color="#990099"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5">le jeudi 20 Octobre 2011<br />
</font></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font color="#990099"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5">à 18 heures</font></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font face="comic sans ms,sand" size="5">au préau <i>des collines</i></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left">145, bis avenue de Choisy<br />
75013 Paris</p>
<p><b>Tous les amis sont conviés</b></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b><br />
</b><br />
Et voici, en avant première, quelques sonnets :</p>
<p>1</p>
<p>Il y a si longtemps qu’écrivent les poètes<br />
Aubes, pastourelles, rondeaux, sonnets d’amour</p>
<p>À tant chanter l’amour à la fin c’est assez<br />
Pensent certains, la chose est pour eux dépassée</p>
<p>Le lyrisme à leurs yeux est un type à descendre<br />
À coller contre un mur pour s’en débarrasser</p>
<p>Mais il a la vie dure et il nous survivra<br />
Et ceux-là qui l’enterrent seront vite oubliés</p>
<p>Ils peuvent toujours dire : « Défense d’afficher<br />
En vers des sentiments ou des idées », qu’importe</p>
<p>L’amour, la poésie des interdits se fichent<br />
Leurs vers depuis longtemps seront bouffés aux vers</p>
<p>Qu’il s’écrira toujours des poèmes d’amour<br />
Car le désir toujours de ses cendres renaît.</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/10/p10000271.jpg" title="p10000271.jpg" rel="lightbox[572]"><img src="../files/2011/10/p10000271.jpg" alt="p10000271.jpg" height="345" width="258" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left">3</p>
<p>Tu as la main heureuse avec l’ordinateur<br />
Tu appartiens au monde où vivent les objets</p>
<p>On disait autrefois des femmes qu’elles avaient<br />
Des liens privilégiés avec les forces obscures</p>
<p>On les disait sorcières, magiciennes ou fées<br />
Elles savent les secrets plutôt de la clarté.</p>
<p>Elles ont depuis longtemps l’usage de ce monde<br />
Des outils familiers que s’inventent les hommes</p>
<p>De leurs pauvres mystères et de leurs grandes peurs<br />
Elles savent avant tout le prix fort de la vie.</p>
<p>Par toi la terre est ferme et je marche dessus<br />
Tu organises l’aube évidente des choses</p>
<p>Et parmi toutes celles qu’il m’advint de croiser<br />
Tu m’es la plus terrestre et tu m’es la plus claire.</p>
<p>5</p>
<p>Il n’est pas si facile d’écrire sur l’amour<br />
User de mots nouveaux pour dire l’ancienne chose</p>
<p>Ou avec d’anciens mots dire chose encore neuve<br />
Pourtant telle est la loi d’aimer en poésie</p>
<p>Aimer est un miracle ordinaire et commun<br />
Dont l’homme ni la femme jamais ne se déprennent</p>
<p>L’alphabet de nos gestes est à peu près le même<br />
Mais sont presque infinies les phrases qu’ils composent</p>
<p>Et dans chaque poème se reforme le lien<br />
Par quoi l’universel tient au particulier</p>
<p>Nous sommes si semblables et si divers aussi<br />
Nous sommes si nombreux à nous penser uniques</p>
<p>Mais par le jeu d’amour nous devenons utiles<br />
Ainsi chanter l’amour reste un jeu nécessaire.</p>
<p>10</p>
<p>Aimer, dit-on, c’est vivre d’illusion<br />
Tout comme écrire un poème, une chanson</p>
<p>Chacun dans la rue porte un habit de rêves<br />
Sans quoi il serait bien malheureux et nu</p>
<p>L’univers des images que nous enfantons<br />
Nous entoure tel un halo, un corps astral</p>
<p>Et ce corps lumineux qui nous accompagne<br />
Nous est aussi nécessaire que l’air</p>
<p>Enfant de Désir et Besoin réunis<br />
Il est aussi réel que l’est notre Terre</p>
<p>Comme l’eau pour le poisson, l’air pour l’oiseau<br />
Le courant de l’amour est notre élément</p>
<p>C’est vivre sans aimer qui n’est qu’illusion<br />
(Amour nous produit et nous le produisons).</p>
<p>20.</p>
<p>La femme est dans l’homme, comme un rosier grimpant<br />
L’architecture imaginaire de son futur</p>
<p>La femme est dans l’homme un rêve inachevé<br />
Le souvenir d’une tendresse à conquérir</p>
<p>La femme est dans l’homme comme la part du fruit<br />
Dont s’essaiment les graines au secret de la terre</p>
<p>La femme est dans l’homme la part de la douceur<br />
Et celle de la plus terrestre intelligence</p>
<p>Car dans tout homme il y a une femme en puissance<br />
L’image d’une statue prête à s’animer.</p>
<p>Et dans la femme ? Dans la femme il y a un homme<br />
L’homme qu’elle invente et qui lui donne le jour.</p>
<p>L’homme et la femme, reflets inverses, dissemblables,<br />
Sont l’un à l’autre la promesse du futur.</p>
<p>22.</p>
<p>J&#8217;ai grimpé dans la tête de ton cerisier<br />
ses branches me faisaient comme une sphère céleste</p>
<p>et j&#8217;étais entouré par ses bras en arceaux<br />
où s&#8217;accrochaient par milliers des planètes rouges</p>
<p>petites perles incarnat et translucides<br />
comme autant de gouttes de sang clair et sucré</p>
<p>qui tiennent prisonnière la lumière du soleil.<br />
(Ton cerisier est une galaxie heureuse).</p>
<p>Juché sur mon échelle, au milieu de ses feuilles<br />
j&#8217;étais comme noyé dans une chevelure</p>
<p>mais je ne sombrais pas, je grimpais vers le ciel<br />
et j&#8217;ai passé des heures à retirer, un à un,</p>
<p>du bout des doigts ses pendentifs écarlates<br />
sans jamais parvenir à le déshabiller.</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/10/dsc61541.jpg" title="dsc61541.jpg" rel="lightbox[572]"><img src="../files/2011/10/dsc61541.jpg" alt="dsc61541.jpg" width="400" /></a></p>
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		<title>Chez Hugo à Guernesey</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/08/12/chez-hugo-a-guernesey/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 17:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[La traversée Sur le Victor Hugo nous traversons la Manche Au départ de Diélette pour rejoindre Saint-Pierre Dès la sortie du port il se met à tanguer (Serait-ce donc ainsi la voie du paradis ?) « Un poète est un monde enfermé dans un homme » On nous a dérobé le grand air, les embruns Nous sommes ballotés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/08/dsc65031.jpg" title="dsc65031.jpg" rel="lightbox[569]"><img src="../files/2011/08/dsc65031.jpg" alt="dsc65031.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b><span><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#0000ff">La traversée</font><br />
</span></b><br />
Sur le <i>Victor Hugo</i> nous traversons la Manche<br />
Au départ de Diélette pour rejoindre Saint-Pierre<br />
Dès la sortie du port il se met à tanguer<br />
(Serait-ce donc ainsi la voie du paradis ?)</p>
<p>« Un poète est un monde enfermé dans un homme »<br />
On nous a dérobé le grand air, les embruns<br />
Nous sommes ballotés comme dans un manège<br />
La mer a des vapeurs et le cœur se soulève</p>
<p>Marâtre sans douceur et sans égards pour nous<br />
La mer brutalement secoue notre berceau<br />
(Ainsi devait-elle faire déjà du temps d’Hugo…)<br />
Elle qui est pourtant berceau de toute vie.</p>
<p>« Homme libre toujours tu chériras la mer »…<br />
Pour Verlaine elle avait de verts reflets d’absinthe<br />
Aujourd’hui, les temps changent, elle est d’un bleu pétrole ;<br />
Et nous, poissons volants, nous rêvons de terre ferme.</p>
<p>L’histoire nous a aussi pas mal ballotés<br />
Et de vomir devons souvent nous retenir<br />
(Tant de petits poissons se font bouillir au bleu)…<br />
Mais il fait un grand vent et le soleil nous suit.</p>
<p><span>le 10/08/2011</span></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/08/dsc65301.jpg" title="dsc65301.jpg" rel="lightbox[569]"><img src="../files/2011/08/dsc65301.jpg" alt="dsc65301.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#006600">Hauteville House</font><br />
</b><br />
Au jardin de Hugo poussent des agapanthes<br />
Etait-ce ainsi déjà au temps de son exil ?<br />
C’est un jardin tout en longueur<br />
enserré par un mur qui domine la colline au-dessus de la mer,<br />
on y trouve aussi des hortensias, des fleurs du pêcheur<br />
des pommiers, des poiriers, un potager avec des tomates<br />
et un grand chêne que le poète avait planté en l’honneur<br />
des États Unis d’Europe.<br />
(Le chêne se porte bien<br />
l’Europe beaucoup moins)</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/08/dsc65371.jpg" title="dsc65371.jpg" rel="lightbox[569]"><img src="../files/2011/08/dsc65371.jpg" alt="dsc65371.jpg" height="430" width="288" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Au jardin de Hugo poussent des agapanthes<br />
et sur la façade de la maison blanche<br />
l’escalier de secours qui monte en colimaçon vers le ciel<br />
avec le soleil dessine une légère dentelle<br />
« Pas mal, ce rocher fleuri pour un exil »,<br />
se dit le visiteur qui ne fait que passer<br />
(car ce jour-là, le ciel est évidemment bleu)<br />
Hugo, lui, a bien cru que cette maison serait son tombeau<br />
et, de son vivant, il s’en est fait un mausolée<br />
où comme dans sa vision de l’humanité on monte<br />
de l’ombre vers la lumière.<br />
Il faut passer par les salles obscures de l’univers gothique<br />
peuplées de symboles<br />
pour grimper l’escalier, traverser la bibliothèque<br />
et, accédant à la connaissance,<br />
atteindre le palier de la clarté,<br />
la vigie sur le toit formée de baies vitrées<br />
où il écrivait, debout devant la mer,<br />
avec à ses pieds un puits de lumière<br />
pour éclairer les étages inférieurs…</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/08/dsc66011.jpg" title="dsc66011.jpg" rel="lightbox[569]"><img src="../files/2011/08/dsc66011.jpg" alt="dsc66011.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Dans la maison de Hugo il y a<br />
une horloge sans cadran ni aiguille<br />
car le temps de l’exil<br />
est un temps hors du temps.</p>
<p>Chassé de Bruxelles, puis de Jersey<br />
c’est ici qu’il s’est réfugié<br />
et devenant propriétaire<br />
s’est mis à l’abri d’une nouvelle expulsion.<br />
Et c’est ici sur ce balcon qu’il se postait tous les matins,<br />
à moitié nu peut-être,<br />
pour rassurer Juliette qui le guettait<br />
dans la maison voisine sur la colline.</p>
<p>Dans le jardin de Hugo où poussent des agapanthes<br />
un petit garçon de trois ans demande à son papa<br />
« Où il est Victor Hugo ? »<br />
« Il est sorti… » lui dit son père, pour le rassurer<br />
(car aux enfants de trois ans on ne parle pas de mort).<br />
La maison bien sûr est hantée par son fantôme ;<br />
Mais ici,<i> </i>Hugo ne faisait pas tourner les tables.<br />
(Il a arrêté quand son ami Jules Allix est devenu fou).<br />
On ne l’entendra donc pas cogner contre les cloisons de bois.<br />
Il pourrait pourtant donner de la voix et tonner.<br />
Notre temps en effet ne vaut pas mieux que le sien<br />
Nous avons-nous aussi un Napoléon très petit.<br />
Et combien d’entre nous se sentent en exil<br />
dans leur propre pays ?</p>
<p>Pourtant la roue du progrès,<br />
sous laquelle tant de fleurs naissent<br />
et tant de fleurs sont écrasées,<br />
poursuit sa route<br />
vers beaucoup d’ombre<br />
ou un peu plus de lumière…<br />
(Tout dépendra de ce que nous écrirons.)</p>
<p>Pendant ce temps, en dehors du temps,<br />
au jardin de Hugo poussent les agapanthes<br />
les fleurs de l’agapè, du plaisir de vivre et de l’amour<br />
pour l’humanité.</p>
<p><span>le 12/08/2011</span></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/08/dsc66261.jpg" title="dsc66261.jpg" rel="lightbox[569]"><img src="../files/2011/08/dsc66261.jpg" alt="dsc66261.jpg" height="377" width="253" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
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		</item>
		<item>
		<title>La Fête aux Buttes Chaumont</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/07/03/la-fete-aux-buttes-chaumont/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2011/07/03/la-fete-aux-buttes-chaumont/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 10:16:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[La fête au Temps des Cerises Le temps des cerises a pris rendez-vous avec l’été Nous nous sommes posés comme une volée d’oiseaux sur la pelouse des Buttes Chaumont près du Rosa Bonheur. Du haut de la colline, nous dominions Paris dans la lumière du soir (nous dominions mais n’écrasions personne pas même les insectes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2011/07/julietteetledrapeau.jpg" title="julietteetledrapeau.jpg" rel="lightbox[561]"><img src="../files/2011/07/julietteetledrapeau.jpg" alt="julietteetledrapeau.jpg" width="367" height="275" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font face="book antiqua,palatino"><b><span><font face="verdana,geneva" size="5" color="#00cc33"><font color="#0033ff">La fête</font> au Temps des <font color="#cc0000">Cerises</font></font><br />
</span></b><br />
Le temps des cerises a pris rendez-vous avec l’été<br />
Nous nous sommes posés comme une volée d’oiseaux<br />
sur la pelouse des Buttes Chaumont<br />
près du Rosa Bonheur.<br />
Du haut de la colline, nous dominions Paris<br />
dans la lumière du soir<br />
(nous dominions mais n’écrasions personne<br />
pas même les insectes qui s’ébattent sur le sol).<br />
Nous avons déposé sur l’herbe nos grandes nappes rouges et noires<br />
comme des drapeaux de pirates et de révolutionnaires,<br />
quelques livres, quelques victuailles et quelques bouteilles.<br />
Chacun a apporté ce qu’il voulait<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>            </span>ce qu’il pouvait<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>et nous avons partagé.<br />
(Car telle est notre idée du bonheur commun<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>dans la société future).<br />
A notre Déjeuner sur l’herbe<br />
il n’y avait pas de monsieur en costume<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>            </span>ni de dame plantureuse et nue<br />
mais un romancier<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>            </span>un ingénieur<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>un postier<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                                   </span>un économiste égyptien<br />
une électricienne<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>            </span>une employée de bureau<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>une comptable<br />
des retraités<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>et des étudiantes<br />
un pique-assiette avec deux chiens<br />
un amoureux perdu avec une rose fanée<br />
un ou deux peintres sans chevalets<br />
un physicien<br />
en ébullition comme la cornue d’un chimiste<br />
un chanteur et un guitariste<br />
et des poètes<br />
aussi nombreux que les bouteilles…<br />
Nous avons dit des poèmes et bu<br />
en l’honneur de Jean-Baptiste Clément<br />
Omar Khayyam,<br />
Li Taï Po,<br />
Abu Nuwas,<br />
Villon, Ronsard, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire et Brecht…<br />
Et nous avons chanté<br />
« Juste, a dit le chanteur,<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>            </span>car nous chantions ensemble ».<br />
Des jeunes filles assises en rond<br />
ont appris de nouvelles chansons<br />
(qui sont d’anciens chants révolutionnaires)<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>parce que c’est de leur âge.<br />
Puis nous les avons suivies<br />
et avons repris leur chant<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>parce que c’est de notre âge.<br />
Le pique-nique de notre brigade fraternelle<br />
a connu un succès prometteur.<br />
(Ce n’était pas un pique-nique géant<br />
</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><span>                        </span>mais il deviendra grand…)<br />
Il n’y a que toi qui manquais.</font></p>
<p>La prochaine fois,<br />
<span>                        </span>tu viendras.<br />
Nous nous allongerons côte à côté sur l’herbe<br />
au sommet de la colline,<br />
nous regarderons le soleil se coucher sur Paris<br />
et<br />
(puisque la poésie moderne<br />
recycle les images du passé et leur redonne une jeunesse)<br />
nous boirons<br />
<span>     </span>à la coupe de nos lèvres<br />
<span>  </span>dans la douceur du crépuscule<br />
<span>            </span>la clarté mordorée du ciel<br />
<span>                        </span><span>  </span>lentement<br />
<span>                                   </span>comme un vieux rhum.</p>
<p><span>le 2 juillet 2011</span></p>
<p><a class="imagelink" href="../files/2011/07/rogerdanslalumirelafte.jpg" title="rogerdanslalumirelafte.jpg" rel="lightbox[561]"><img src="../files/2011/07/rogerdanslalumirelafte.jpg" alt="rogerdanslalumirelafte.jpg" width="219" height="292" /></a></p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 19:27:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[  le 15 juin prochain, à 19 heures, place du colonel Fabien, se tiendra une soirée d&#8217;hommage au poète Jacques Gaucheron, avec Jean-Pierre Siméon, Roger Bordier, Charles Dobzynski, René Trusses, Denis Pérus, Francis Combes. Poèmes, chants, musique, buffet et verre de l&#8217;amitié.   Le pommier du poète pour Jacques Gaucheron   J’ai revu le pommier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="../files/2011/06/pommierla.jpg" title="pommierla.jpg" rel="lightbox[560]"><img src="../files/2011/06/pommierla.jpg" alt="pommierla.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">le 15 juin prochain, à 19 heures, place du colonel Fabien, se tiendra une soirée d&#8217;hommage au poète Jacques Gaucheron, avec Jean-Pierre Siméon, Roger Bordier, Charles Dobzynski, René Trusses, Denis Pérus, Francis Combes. Poèmes, chants, musique, buffet et verre de l&#8217;amitié.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><font color="#990033"><b><span>Le pommier du poète</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="1"><i><span>pour Jacques Gaucheron</span></i></font></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">J’ai revu le pommier que tu avais planté<br />
sans savoir si un jour tu en aurais les fruits<br />
sur la hauteur<span><br />
</span>au-dessus de la Seine<span><br />
</span>où de tes mains<span><br />
</span>tu as bâti ta maison<br />
Poète de la parole, de la pensée et du geste<br />
tu l’avais planté là<span><br />
</span>pour succéder au pommier de plein vent<span><br />
</span>que tu as chanté<span><br />
</span>et qui est mort.<br />
Tu l’as planté parce qu’il faut que tout continue,<span><br />
</span>la vie, les arbres,<span><br />
</span>et la parole buissonnante des hommes<span><br />
</span>toujours en quête du printemps.<br />
Bien sûr<br />
tu ne m’entends pas,<span><br />
</span><span>            </span>même si toi tu nous parles<span><br />
</span><span>            </span>et que nous t’écoutons<br />
arrêté pour toujours sur le seuil de tes poèmes.<br />
Tu ne m’entends pas mais je veux te dire<br />
que ton pommier a belle allure.<br />
Anne et toi, tout un plein jour, vous aviez creusé<br />
dans l’obscur, la caillasse et l’humide<br />
pour qu’il trouve ses aises<br />
et qu’il puisse grandir sur la colline<br />
<span>            </span>dans un rêve de clarté.<br />
Je l’ai connu dans sa jeunesse<br />
quand tu l’avais harnaché de cordages<span><br />
</span>haubané comme un voilier<span><br />
</span>pour qu’il prenne le large au-dessus de la Seine<br />
Appareillé,<br />
non pas comme une machine volante<br />
pour monter dans les étoiles de la fantasmagorie<br />
mais comme un arbre sur la Terre<br />
pour que ses branches prennent la forme de l’accueil<br />
l’aubaine de la main, doigts écartés, feuilles écarquillées<br />
qui protège le regard de trop de lumière<br />
car la maison doit être édifiée<br />
l’enfant élevé<br />
et l’arbre greffé et éduqué<br />
pour faire la nature humaine.<i><br />
(Beauté et liberté naissent dans les fers)</i><br />
Ce pommier te va bien, Jacques,<span><br />
</span>homme des plaines, poète terrestre,<span><br />
</span>qui étais « à tu et à toi » avec l’arbre<span><br />
</span>qui se dresse à fleur de ciel…<br />
Ce pommier te va bien,<span><br />
</span>qui se défie de l’exotisme à la beauté convulsive<span><br />
</span>mais travaille dans la patience de la sève<span><br />
</span>à l’explosion des floraisons.<br />
Comme toi,<span><br />
</span>toujours inquiet de la germination invisible du futur.<br />
(« le révolutionnaire,<br />
- tu te souviens de ce que disait Marx -<br />
doit entendre<br />
l’herbe qui pousse… »)</p>
<p class="MsoNormal">Il te va bien, cet arbre, Jacques,<br />
toi qui ne cultivais pas le mystère<br />
mais l’émerveillement de vivre.<br />
Appartenant à la grande famille des rosacées,<br />
des pommiers, il en est de toute sorte…<br />
Il en est même qui sont épineux.<br />
Ce qui n’est pas le cas du tien.<span><br />
</span>(Mais toi, qui, avec une bande de compères<br />
avait crée le club de l’épigramme<br />
<span>   </span>tu pouvais, si tu voulais, <span> </span>piquer.)<br />
Ton pommier, Jacques, a le tronc droit et rugueux<br />
(comme toi, qui pouvais aussi être rugueux parfois)<br />
et il a comme toi maîtrise de la délicatesse.<br />
Il médite dans le silence la plénitude du fruit<br />
(qui « rondine » dans les vergers<br />
disait l’ami Couté).<br />
La pomme, une joue à embrasser<span><br />
</span>dans l’enjouement du poème,<br />
chair laiteuse du bonheur,<br />
monde rond à partager…<br />
Bien sûr, c’aurait pu être un cerisier<span><br />
</span>que nous aurions, de temps en temps,<span><br />
</span>déshabillé ensemble de ses perles de sang.<br />
Mais c’est un pommier<span><br />
</span>et ce n’est pas indifférent<br />
car il y a une sagesse révolutionnaire du pommier :<br />
Arbre de la connaissance,<br />
le pommier qu’on nomme en latin « malus »,<span><br />
</span><span>            </span>bel arbre du péché de se passer de dieu<span><br />
</span><span>            </span>pour devenir enfin<br />
hommes et femmes sur la Terre.<br />
(L’image ancienne renouvelée enfin changée en bonne nouvelle)<br />
La raison et le plaisir des sens<br />
enfin réconciliés<br />
dans ton poème<br />
comme dans la pomme<br />
qui n’est pas qu’un symbole.<br />
(Pour être utile<br />
et vivre en beauté<br />
il suffit d’aimer<br />
et c’est un long apprentissage)<br />
Il te va bien, cet arbre à la tête frémissante<br />
de pensées secrètes<br />
qui fait front aux orages<br />
Résistant<span><br />
</span>naturellement,<br />
sans forfanterie<br />
Arbre à contre-vent,<span><br />
</span>à contre-nuit<br />
qui parle à voix basse<br />
et connaît les mots de passe du printemps.<br />
Arbre planté dans sa terre<span><br />
</span>mais accueillant à tous les vents migrateurs,<br />
aux oiseaux de passage<span><br />
</span>et à leurs chants impertinents<br />
patient même<span><br />
</span>avec leurs piaillements…<br />
Il y a une sagesse du pommier, une leçon du pommier.<br />
Même tordu et mutilé,<span><br />
</span>il se redresse vers la lumière ;<br />
simple leçon de dignité,<br />
l’art de se tenir droit<br />
à quoi se résume parfois<br />
le poème de la vie.<br />
J’ai revu le pommier que tu avais planté<br />
pensant peut-être n’en jamais voir les fruits<br />
devant ta maison<span><br />
</span>où tu as bâti ton chant<br />
à main d’homme<br />
d’une truelle musicienne<span><br />
</span>légère comme une feuille…<br />
Des fruits, avec Anne, tu en as cueilli quelques-uns…<br />
Tu nous en as offerts…<br />
Et s’il en est qui tombent dans l’herbe et qui pourrissent,<br />
ne sois pas inquiet…<br />
Bien des fruits que nous avons produits et voulions partager<br />
n’ont pas trouvé preneur…<br />
Bien des idées<br />
ont été jetées comme de vieux trognons<br />
dans le fossé, sur le bord du chemin…<br />
Mais le pépin de la parole porte toujours promesse d’aube<br />
et nous emporterons dans notre besace<br />
les belles pommes<br />
de ton pommier.</p>
<p class="MsoNormal"><span>Francis Combes &#8211; le 21/V/2011</span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
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		<title>Ferlinghetti</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 20:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Lawrence Ferlinghetti au Café Trieste à San Francisco   En relisant Ferlinghetti Ce frère en poésie est un distributeur de joie. Il vend (gratuitement) du côté de North Beach ou de l’Embarcadero des cornets de glace bleu ciel. D’après les analyses spectro-chimiques elles ne contiendraient aucune substance hallucinogène mais ceux qui la goûtent s’en vont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p><img src="../files/2011/05/ferlinghetti1.jpg" alt="ferlinghetti1.jpg" height="257" width="172" /></p>
<p class="MsoNormal">Lawrence Ferlinghetti au Café Trieste à San Francisco</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><font size="5" color="#0099ff">En relisant Ferlinghetti</font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2">Ce frère en poésie<br />
est un distributeur de joie.<br />
Il vend (gratuitement)<br />
du côté de North Beach<br />
ou de l’Embarcadero<br />
des cornets de glace bleu ciel.</font><font size="2"><br />
D’après les analyses spectro-chimiques<br />
elles ne contiendraient<br />
aucune substance hallucinogène<br />
mais ceux qui la goûtent<br />
s’en vont en gambadant<br />
tout nus dans la rue<br />
sans tenir compte des flics<br />
des militaires et des curés.<br />
Quant à sa barbe-à-papa<br />
elle provient des touffes de nuages<br />
que ce garnement de 90 ans<br />
arrache de temps en temps<br />
aux poils célestes du bon Dieu<br />
et à ses anges gardiens.<br />
Puis, heureux de son méfait,<br />
il saute sur son vélo<br />
et disparaît en pédalant<br />
derrière les collines<br />
de San Francisco.</font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2">le 11/5/2011</font></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="../files/2011/05/fclf.jpg" title="fclf.jpg" rel="lightbox[554]"><img src="../files/2011/05/fclf.jpg" alt="fclf.jpg" height="211" width="297" /></a></p>
<p class="MsoNormal">Lawrence Ferlinghetti, Ferruccio Brugnaro et Francis Combes au Trieste en juillet 2009.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La Ballade de Bobby Sands</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/05/08/la-ballade-de-bobby-sands/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2011/05/08/la-ballade-de-bobby-sands/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 08 May 2011 17:39:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a trente ans, mourait Bobby Sands, républicain irlandais, dans une prison de Mme Thatcher, au terme d&#8217;une grève de la faim de 66 jours. Il avait 27 ans.Ce poème écrit sur le moment a été chanté par Mireille Rivat. Un extrait en cliquant ici.   Juste après deux heures dans la nuit son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --><!--[if gte mso 9]>   --><!--[if gte mso 9]>       --></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="4" color="#003300">Il y a trente ans, mourait Bobby Sands, républicain irlandais, </font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="4" color="#003300">dans une prison de Mme Thatcher, au terme d&#8217;une grève </font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="4" color="#003300">de la faim de 66 jours. Il avait 27 ans.Ce poème écrit </font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="4" color="#003300">sur le moment a été chanté par <a href="http://www.mireillerivat.com/">Mireille Rivat</a>. </font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font size="4" color="#003300">Un extrait <a href="http://mireillerivat.com/LBDBS.html">en cliquant ici</a>.</font></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><img src="../files/2011/05/bobby.jpg" alt="bobby.jpg" height="231" width="143" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Juste après deux heures dans la nuit  son cœur s’est arrêté.<br />
Alors soudain se fait un grand silence.<br />
Les soldats de l’Empire<br />
britannique se terrent<br />
serrés les uns aux autres<br />
dans leurs cercueils de fer.<br />
Big Ben se tait.<br />
St George la honte au front se retire.<br />
À Westminster dans les salons<br />
même les fauteuils font le dos rond.<br />
La nuit d’Irlande se tient debout<br />
derrière une momie nommée Thatcher ;<br />
pour elle il est toujours cinq heures<br />
elle boit son thé avec des gâteaux<br />
secs trempés dans le sang.<br />
Flottant sur le thé les yeux aveugles de Bobby Sands<br />
sont du plus mauvais effet.<br />
On croque en silence le petit doigt levé<br />
des lambeaux de peau noircie.<br />
l’Internationale des lâches<br />
est invitée pour le goûter<br />
mais les os, c’est dur à avaler.</p>
<p>Dans la rue, les enfants de Belfast<br />
portent leurs cheveux verts<br />
des jours de colère<br />
leurs cheveux d’herbes folles qui conquièrent les collines<br />
au-dessus de la mer<br />
et dans leurs mains ils serrent<br />
comme des grenades<br />
des mottes de leur terre.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Mai 1981</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Publié dans <i>Cause Commune </i>au <a href="http://www.letempsdescerises.net/">Temps des Cerises, éditeurs</a></p>
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		<title></title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/04/29/549/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 19:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce qui change et ce qui ne change pas Dans les pays arabes, les présidents à vie sont bousculés par l’exigence universelle de démocratie. Et en Angleterre, la royauté fête son éternité. (Bien sûr, cela n’a rien à voir…)   Le 29/IV/2011 Wedding Day de William et Kate   Pour la Libye, la Côte d’Ivoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --><!--[if gte mso 9]&gt;   --><!--[if gte mso 9]&gt;       --></p>
<p class="MsoNormal"><font size="5" color="#00ccff"><b>Ce qui change et ce qui ne change pas</b></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3">Dans les pays arabes, les présidents à vie<br />
sont bousculés par l’exigence universelle de démocratie.</font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3">Et en Angleterre, la royauté<br />
fête son éternité.</font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="3">(Bien sûr, cela n’a rien à voir…)</font></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><font face="times new roman,times" size="1"><span>Le 29/IV/2011<br />
Wedding Day de William et Kate</span></font></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><font size="5" color="#00cc33"><b>Pour la Libye, la Côte d’Ivoire<br />
et les prochaines interventions…</b></font></p>
<p class="MsoNormal">La chose est bien connue :<br />
nos missiles sont sans pareil,<br />
ils protègent les civils.<br />
Nos chasseurs bombardiers<br />
quant à eux répandent la démocratie.<br />
Et c’est à nous de choisir<br />
les chefs d’État des pays étrangers.</p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;&raquo; Cette poésie n’est pas bien bonne&nbsp;&raquo;,<br />
me dites-vous.</p>
<p class="MsoNormal">Vous avez sans doute raison…<br />
Mais ces guerres-là,</p>
<p class="MsoNormal">non plus.</p>
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		<title>Le cerisier du Japon</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/04/14/547/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 19:20:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai fait la connaissance d’un cerisier du Japon, (un sakura autrement nommé prunus serrulata), planté sur la terrasse au sommet de la Tour Périscope avenue d’Italie dans le treizième arrondissement. Assis dans la salle de réception du dernier étage nous sommes entourés de baies vitrées qui dominent Paris, Paris qui se cache tout en bas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --><!--[if gte mso 9]&gt;   --><!--[if gte mso 9]&gt;       --></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#ff33ff"><b><span><br />
</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="../files/2011/04/cerisierjapon.jpg" title="cerisierjapon.jpg" rel="lightbox[547]"><img src="../files/2011/04/cerisierjapon.jpg" alt="cerisierjapon.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal">J’ai fait la connaissance d’un cerisier du Japon,<br />
(un <i>sakura</i> autrement nommé <i>prunus serrulata</i>),<br />
planté sur la terrasse<br />
au sommet de la Tour Périscope<br />
avenue d’Italie<br />
dans le treizième arrondissement.<br />
Assis dans la salle de réception du dernier étage<br />
nous sommes entourés de baies vitrées qui dominent Paris,<br />
Paris qui se cache tout en bas<br />
dans un brouillard gris et doré<br />
comme si le monde entier<br />
souffrait de cataracte.<br />
A côté de nous, une piscine<br />
à l’œil bleu et clair, dort,<br />
transparente et tranquille,<br />
sans une vague.<br />
Nous sommes loin du tsunami,<br />
loin du tremblement de terre<br />
et de l’accident nucléaire…<br />
Pendant la lecture de poésie,<br />
je regarde le prunus à travers la vitre épaisse.<br />
Ses branches lourdes de fleurs roses en grappes serrées,<br />
que bousculent les bourrasques et les giboulées…<br />
Le prunus tient bon<br />
au milieu des courants d’air contraires, dans le vent des hauteurs.<br />
Ambassadeur, malgré lui, d’un pays qu’il ne connaît pas.<br />
Et je me dis, même si certains le nient,<br />
que nous sommes bien sur le même bateau,<br />
chahuté par la tempête.<br />
La planète comme la barque de bois clair<br />
que nous porte le serveur du restaurant de sushis<br />
et nous,<br />
qui nous serrons à bord.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Révolutions arabes</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2011/02/05/revolutions-arabes/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2011 08:10:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[  Révolutions arabes Pendant que nous dormons, des peuples se réveillent. Des jeunes et des moins jeunes se soulèvent et se soulevant, ils soulèvent le grand édredon nocturne du silence et de la peur sous lequel ils étouffent, même en plein jour. Des peuples se réveillent, ils ouvrent une porte sur l’inconnu et la Terre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2011/02/tunisiemanif.jpg" title="tunisiemanif.jpg" rel="lightbox[546]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2011/02/tunisiemanif.jpg" alt="tunisiemanif.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="6" color="#ff0000">Révolutions arabes</font><br />
</b><br />
Pendant que nous dormons, des peuples se réveillent.<br />
Des jeunes et des moins jeunes se soulèvent<br />
et se soulevant, ils soulèvent le grand édredon nocturne<br />
du silence et de la peur<br />
sous lequel ils étouffent, même en plein jour.<br />
Des peuples se réveillent,<br />
ils ouvrent une porte sur l’inconnu<br />
et la Terre se met à tourner sur ses gonds.<br />
Cela craque de tous les côtés…<br />
Ce qui hier paraissait impossible<br />
aujourd’hui est possible.<br />
Ce qui hier était éternel<br />
déjà n’est plus.<br />
Les peuples en ont assez de se priver<br />
pour que quelques-uns se gavent.<br />
Et ils ont un appétit d’ogre<br />
qui vient juste de se lever.<br />
Le peuple se plante à tous les carrefours,<br />
armé de couteaux et de bâtons.<br />
(Entre les mains du peuple, le bâton<br />
est aujourd’hui le meilleur ami du jasmin).<br />
Que va-t-il se passer ?<br />
Mektoub…<br />
Les petits voleurs vont se mettre à courir dans les rues.<br />
Et les plus grands<br />
vont courir les chancelleries<br />
pour voler au peuple<br />
sa révolution.<br />
Mektoub… Rien n’est écrit.<br />
Ceux qui savent où ils vont<br />
montreront le chemin.</p>
<p><span>le 1<sup>er</sup> février 2011</span></p>
<p><!--[if !mso]&gt;--></p>
<table class="MsoNormalTable" width="100%" border="0" cellpadding="0">
<tr>
<td valign="top" width="100%">
<table class="MsoNormalTable" width="90%" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">
<tr>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="57">
<p class="MsoNormal"><span><a href="http://www.facebook.com/n/?profile.php&#038;id=663678411&#038;mid=3cf9068G5af31c0b8a98Geb3860G0&#038;bcode=X7DYC&#038;n_m=franc.combes%40orange.fr"><span><img src="http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/48580_663678411_3938_q.jpg" alt="Maram Al Masri" border="0" /></span></a></span></p>
</td>
<td valign="top">
<p class="MsoNormal"><span><a href="http://www.facebook.com/n/?profile.php&#038;id=663678411&#038;mid=3cf9068G5af31c0b8a98Geb3860G0&#038;bcode=X7DYC&#038;n_m=franc.combes%40orange.fr"><b>Maram<br />
Al Masri</b></a><span>24 février 2011, 10:07</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>‫الثورة العربية </span></p>
<p>بينما كنا نياما<br />
استيقظت بعض الشعوب<br />
شباب وأقل شبابا<br />
نهضوا تحرروا<br />
نزعوا اللحاف الليلي<br />
للصمت وللخوف<br />
الي تحته كان يختنقون<br />
حتى في منتصف النهار</p>
<p>شعوب تستيقظ<br />
فتحوا الباب الى المجهول<br />
فبدأت الأرض تدور حول ركائزها<br />
محدثة انفجارات في كل جهة</p>
<p>ما كان مستحيلا البارحة<br />
صار غير مستحيل اليوم<br />
ما كان البارحة أبديا<br />
لم يعد له وجود.</p>
<p>لم تعد تطق الشعوب<br />
رؤية البعض يؤكلون بنهم<br />
بشهية الغول<br />
الي استيقظ للتوي</p>
<p>الشعب مترصد في مفرق كل شارع<br />
مسلحين بسكاكين وعصي<br />
( العصى بيده<br />
هي اليوم افضل صديق للياسمين )</p>
<p>ماذا سيحدث يا ترى ؟<br />
المكتوب<br />
اللصوص الصغار سيبدؤن<br />
بالركض في الشوارع<br />
اللصوص الكبار سيهرعون للمؤتمرات<br />
ليسرقوا من الشعب<br />
ثورته</p>
<p>مكتوب &#8230; لا يوجد مكتوب<br />
الذين يعرفون الى اين هم ذاهبون<br />
سينيروا الطريق</p>
<p>ترجمة مرام المصري</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"></td>
</tr>
</table>
</td>
</tr>
</table>
<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --><!--[if gte mso 9]>   --><!--[if gte mso 9]>       --></p>
<p class="MsoNormal"><span>ARAB REVOLUTIONS</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>While we are asleep, peoples are waking up.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Young and not so young are stirring,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>rising up, throwing off the big nocturnal eiderdown</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>of silence and fear</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>under which they’re suffocating, even in daytime.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Peoples are waking up,</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>opening a door on the unknown</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>and the Earth begins to turn on its hinges.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>And breaks down on all sides.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>What seemed impossible yesterday</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>is possible today.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>What was eternal yesterday</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>already is no more.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Peoples have had enough of being deprived</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>in order that some gorge on.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>And they who are justly rising up</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>have the appetite of an ogre.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>The people plant themselves on all the crossroads</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>armed with knives and sticks.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>(In the hands of the people today a stick</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>is the best friend of jasmine).</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>What’s gonna happen?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mektoub…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Little looters wanna go running through the streets.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>And the big crooks</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>wanna run to the Ministries of Justice</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>to steal the revolution</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>from the people.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Mektoub…Nothing’s written in stone.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Those who known where they’re going</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>will point the way.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span>          </span>(Translated from French by Jack Hirschman) <span>  </span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title></title>
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		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 16:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a class="imagelink" href="../files/2010/12/voeux2011bon.jpg" title="voeux2011bon.jpg" rel="lightbox[544]"></a></p>
<p><a class="imagelink" href="../files/2010/12/voeux2011bon.jpg" title="voeux2011bon.jpg" rel="lightbox[544]"><img src="../files/2010/12/voeux2011bon.jpg" alt="voeux2011bon.jpg" width="518" height="366" /></a></p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Je et l&#8217;Autre</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 09:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[En novembre 2010 a été exposé, à la station de métro Saint-Germain à Paris, le poème ci-dessous, dans le cadre de l&#8217;exposition &#171;&#160;Le Chant des villes&#160;&#187;, organisé par le printemps des poètes et l&#8217;Institut culturel suédois.  Outre les photos de plusieurs photographes suédois, figuraient des poèmes de Tahar ben Jelloun, Luis Mizon, etc&#8230; Je et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="../files/2010/11/dsc5040.jpg" title="dsc5040.jpg" rel="lightbox[542]"><img src="../files/2010/11/dsc5040.jpg" alt="dsc5040.jpg" width="400" /></a><b><span></span></b></p>
<p class="MsoNormal">En novembre 2010 a été exposé, à la station de métro Saint-Germain à Paris, le poème ci-dessous, dans le cadre de l&#8217;exposition &laquo;&nbsp;Le Chant des villes&nbsp;&raquo;, organisé par le printemps des poètes et l&#8217;Institut culturel suédois.  Outre les photos de plusieurs photographes suédois, figuraient des poèmes de Tahar ben Jelloun, Luis Mizon, etc&#8230;</p>
<p class="MsoNormal"><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#3366cc"><b><span>Je et l’Autre</span></b></font></p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  -->L&#8217;autre est un Je<br />
et il est Nous.<br />
Il est Elle<br />
et Elle est aussi Je.<br />
Nous sommes tous les autres&#8230;<br />
Tous uniques<br />
et tous<br />
si peu différents&#8230;</p>
<p>Beaucoup de Je<br />
Si peu de Nous&#8230;<br />
<!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
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		<title>Poèmes de circonstance</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 13:44:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Épitre à Horace sur le droit à la retraite Poète latin, tu chantais la vertu de la retraite le goût simple de vivre à la campagne loin de l’agitation de la ville suivre le rythme des saisons, en prenant soin du jardin, du verger, du raisin qui mûrit et des oliviers avec la visite de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/10/img0364.jpg" title="img0364.jpg" rel="lightbox[539]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/10/img0364.jpg" alt="img0364.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4" color="#0066cc"><b>Épitre à Horace sur le droit à la retraite </b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Poète latin, tu chantais la vertu de la retraite<br />
le goût simple de vivre à la campagne<br />
loin de l’agitation de l<span></span>a ville<br />
suivre le rythme des saisons,<br />
en prenant soin du jardin, du verger,<br />
du raisin qui mûrit et des oliviers<br />
avec la visite de temps en temps d’un ami<br />
qu’on reçoit, autour d’un repas frugal<br />
les longues conversations et le vin partagé…<br />
Ce bonheur simple qui préfigurait<br />
notre propre conception du bonheur<br />
par lequel se définit une civilisation<br />
bientôt sera réservé à une poignée<br />
de privilégiés, car notre république<br />
est bien bas et le Sénat est tombé<br />
entre des mains corrompues et avides<br />
qui pour l’antique idée du bonheur<br />
enfin accessible à tous n’ont que mépris<br />
quand il s’agit non pas d’eux mais<br />
des simples gens du peuple, des citoyens.<br />
(Ainsi, mon cher Horace, ta poésie<br />
ne sera pas mise en retraite anticipée et tes odes<br />
en apparence si éloignées de nos combats<br />
par leur éloge du bonheur, à nos combats<br />
sont toujours nécessaires).</p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a class="imagelink" href="../files/2010/10/img0430.jpg" title="img0430.jpg" rel="lightbox[539]"><img src="../files/2010/10/img0430.jpg" alt="img0430.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4" color="#0033ff">Complainte de l’homme triste<br />
qui ne peut pas sentir les Roms</font><br />
</b><br />
Tout un peuple de voleurs de poules<br />
qui erre sur les routes<br />
comme dans le ciel du petit matin<br />
la nuit qui se retire<br />
en nuage de traine rose<br />
et passe les frontières<br />
sans se soucier de nos douaniers…<br />
Mendiants, voleurs et trafiquants<br />
tout un peuple de voleurs de lune<br />
qui fait des trous dans le grillage<br />
et s’ébat dans le poulailler…<br />
Tout un peuple au poil roux<br />
de renard ou noir peut-être<br />
comme le diable<br />
qu’ils ont tous dans la peau<br />
hommes, femmes, enfants<br />
qui prolifèrent comme un chiendent<br />
sur le bord de nos chemins…<br />
Tout un peuple de vagabonds<br />
qui se jette sur les routes<br />
pour le plaisir de voyager<br />
et d’embêter les braves gens.<br />
Tout un peuple de courants d’air<br />
qui va, s’en va et puis revient<br />
et se moque de nos lois<br />
libres comme les rats<br />
des villesque sont les pigeons<br />
porteurs de parasites.<br />
Tout un peuple qui sent mauvais<br />
et enlaidit le paysage<br />
avec ses cabanes de fortune,<br />
trois planches, un pneu crevé, une voiture désossée<br />
parfois une couverture<br />
et l’eau courante du ruisseau…<br />
Tout un peuple de mangeurs de pommes<br />
de pilleurs de vergers, de chapardeurs de cerises<br />
qui ramasse nos châtaignes<br />
et les noix abandonnées dans le fossé…<br />
Tout un peuple qui prend ses quartiers d’hiver<br />
au milieu de nos poubelles<br />
et l’été part à la montagne<br />
grimper dans les alpages<br />
pour cueillir l’édelweiss<br />
et le vendre aux parfumeurs.<br />
Tout un peuple aux lacets défaits<br />
qui dort à la belle étoile<br />
et rêverait peut-être<br />
d’habiter dans nos palais…<br />
Tout un peuple qui ne ferme pas l’œil de la nuit<br />
et nous empêche de dormir<br />
parce que ce sont nos frères et nos cousins<br />
à qui nous avons fermé la porte au nez<br />
et que nous laissons dehors.</p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
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		<title>Retour de Macédoine</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 20:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Struga   Les demoiselles de Struga A sept heures du matin, l’eau du lac émergeant de la brume est pure et lisse et transparente je m’y glisse et je nage. Autour de moi frayent et s’égayent de petits poissons translucides… Ce sont évidemment de belles demoiselles victimes d’un charme, (car, la chose est connue, les [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="6" color="#ff0000"><b>Struga</b></font></p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal"><b><br />
</b></p>
<p class="MsoNormal"><a class="imagelink" href="../files/2010/09/photodrin.jpg" title="photodrin.jpg" rel="lightbox[536]"><img src="../files/2010/09/photodrin.jpg" alt="photodrin.jpg" width="423" height="319" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b>Les demoiselles de Struga</b></p>
<p class="MsoNormal">A sept heures du matin, l’eau du lac<br />
émergeant de la brume est pure<br />
et lisse et transparente<br />
je m’y glisse et je nage.<br />
Autour de moi frayent et s’égayent<br />
de petits poissons translucides…<br />
Ce sont évidemment de belles demoiselles<br />
victimes d’un charme,<br />
(car, la chose est connue,<br />
les poètes entretiennent des relations intimes<br />
avec l’invisible)<br />
Pour qu’elles se transforment,<br />
il suffit de les prendre dans la main<br />
et de les embrasser sur la bouche.<br />
Si vous ne me croyez pas<br />
c’est que vous ne l’avez jamais fait.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b>Les cygnes du lac d’Ohrid</b></p>
<p class="MsoNormal">Les cygnes du lac d’Ohrid<br />
se rapprochent de la berge<br />
et se rassemblent<br />
à côté d’un bouquet de roseaux.<br />
Ils se lissent les plumes<br />
furètent de leur bec dans le sable<br />
font des grâces avec leur cou<br />
et me jettent un regard<br />
à la dérobée.<br />
« Drôle de tête, pour un cygne, se disent-ils »<br />
Je crois bien<br />
qu’ils ne me reconnaissent pas…<br />
Pas à cause de mes ailes<br />
ni de mon plumage<br />
mais à cause de mes yeux<br />
rouges de conjonctivite<br />
qui me donnent l’air d’un extra-terrestre.<br />
Ils feignent l’indifférence, mais peut-être<br />
qu’en vérité, ils me plaignent.<br />
(Ah ! s’ils savaient ce que c’est, vraiment,<br />
la vie de poète !&#8230;)</p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal"><b>Bilan de santé</b></p>
<p class="MsoNormal">Déjà je pouvais me vanter<br />
d’avoir de l’asthme, comme le Che<br />
(et donc de partager son idéologie).<br />
Récemment j’ai contracté<br />
(je m’en serais bien passé<br />
mais en tire quelque fierté)<br />
une angine de poitrine<br />
comme Nazim Hikmet.<br />
Et voici maintenant<br />
qu’avec cette conjonctivite<br />
je suis entouré d’un brouillard doré,<br />
aveugle presque, comme Homère…<br />
Que me faut-il encore<br />
pour être un grand poète ?<br />
La barbe ?<span><br />
tel Victor Hugo ou Walt Whitman ?</span><br />
Changer de mœurs ?<br />
Devenir alcoolique,<br />
drogué et neurasthénique ?<br />
Comme Baudelaire, Verlaine<br />
et quelques autres ?<br />
Allons, encore un effort…<br />
tout espoir n’est pas perdu !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b>A celle qui dort là-bas</b></p>
<p class="MsoNormal">Au petit matin, à mon réveil,<br />
la hanche de la colline<br />
imite comme elle peut<br />
la forme de ton corps<br />
et les oiseaux<br />
qui passent devant la fenêtre<br />
de ma chambre d’hôtel<br />
sont les baisers<br />
qui rêvent de voler<br />
jusqu’au buisson nocturne<br />
de ton nid secret.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b>Les paons de St Na</b><b>um</b></p>
<p class="MsoNormal">Les paons qui se pavanent et font la roue<br />
dans les fossés<span><br />
</span>ou sur les toits du monastère,<br />
que leur manque-t-il pour être poètes ?</p>
<p class="MsoNormal">- La parole ?</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b>Sur l’Autogestion et sur la poésie</b></p>
<p class="MsoNormal">Dans la nuit bondissent<br />
infatigables<br />
les eaux de la rivière Drin.<br />
Les poètes se rassemblent sur le pont<br />
pour réciter leurs vers.<br />
Va-t-on voir la foule<br />
les rejoindre sur les berges ?<br />
Si elle n’est pas au rendez-vous<br />
qui faudra-t-il incriminer ?<br />
Le peuple qui n’est pas prêt ?<br />
Ou le programme<br />
qu’il faut revoir ?</p>
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		<title>Tahar Ouettar</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/08/29/tahar-ouettar/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 12:40:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Un intellectuel communiste algérien   Portrait de Tahar Ouettar, par Francis Combes, 1993.   Après le décès de Tahar Ouettar, à l’âge de 74 ans, à Alger, Francis Combes a publié dans L’Humanité du 16 août, l’article suivant : « Tahar Ouettar est considéré comme l’un des principaux écrivains algériens arabophones, connu et étudié dans tout le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page WordSection1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.WordSection1 	{page:WordSection1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><b><span><br />
</span></b></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="5"><b><span><font color="#00cc99">Un intellectuel communiste algérien</font></span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/taharparfrancis.jpg" class="imagelink" title="taharparfrancis.jpg" rel="lightbox[535]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/taharparfrancis.jpg" alt="taharparfrancis.jpg" width="248" height="296" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><i>Portrait de Tahar Ouettar, par Francis Combes, 1993.</i></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Après le décès de Tahar Ouettar, à l’âge de 74 ans, à Alger, Francis Combes a publié dans <i>L’Humanité</i> du 16 août, l’article suivant :</p>
<p class="MsoNormal">« Tahar Ouettar est considéré comme l’un des principaux écrivains algériens arabophones, connu et étudié dans tout le monde arabe. En France, plusieurs de ses romans ont été publiés aux éditions Messidor.</p>
<p class="MsoNormal">Il a participé à la révolution algérienne et a connu, avec Boumediene, la prison pendant la lutte de libération nationale. Celui-ci président, Tahar fut l’un des rares cadres marxistes du FLN. Il a été, ensuite, directeur de la radio nationale. Ses romans et ses nouvelles n’ont cessé d’interroger la société algérienne. Ainsi <i>L’As</i> (peut-être son chef d’œuvre, qui prend place dans la littérature révolutionnaire aux côtés de <i>La Mère </i>de Gorki ou de <i>Gouverneurs de la rosée</i> de Roumain) raconte la guerre, vue du côté des combattants algériens. La répression et les tortures, mais aussi un épisode jusque-là tabou : la liquidation de maquis communistes par l’aile droite du mouvement nationaliste (à reparaître au Temps des Cerises).</p>
<p class="MsoNormal">Ces dernières années, la réception de son œuvre en France a été compliquée par une polémique après l’assassinat de Tahar Djaout. On lui a reproché une phrase malheureuse qui prolongeait un désaccord ancien entre intellectuels arabophones et francophones. Il n’empêche que c’est chez lui que j’avais fait la connaissance de Djaout, comme d’un autre intellectuel assassiné : Youcef Sebti.</p>
<p class="MsoNormal">De lui, qui fut un ami proche, je garde de nombreuses images ; en train de pêcher sur sa barque, composant des poèmes ou me disant de l’islamisme que c’était « <i>le chant du coq égorgé</i>… », une réaction sans espoir…</p>
<p class="MsoNormal">Ces dernières années, il a écrit plusieurs romans non traduits : <i>La Bougie et les corridors, El Ouali Tahar retourne à son lieu saint</i> et <i>Le Saint homme prie</i>, qui poursuivaient sa réflexion sur l’islam, l’obscurantisme, l’opportunisme politique.</p>
<p class="MsoNormal">L’un des derniers actes publics de cet intellectuel communiste a été de signer l’appel en faveur d’une Cinquième Internationale. »</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">En juin de cette année, l’association culturelle fondée par Tahar Ouettar, Al-Djahidyya, à Alger, a réédité la traduction arabe qu’il avait faite de mon premier livre de poèmes, <i>Apprentis du Printemps.</i></p>
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		<item>
		<title>Quelques vidéos de Sète avec quelques amie et amis</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/08/07/quelques-videos-de-sete-avec-mes-amie-et-amis/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 17:35:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Francis Combes Aragon (Au Vert galant jeté en Seine) La cage du grillon (Cahier bleu de Chine) La liberté des tourterelles (Cahier bleu de Chine) Shanghaï (Cahier bleu de Chine) Frigo in memoriam Diderot (Cause Commune) Chanson (La Fabrique du bonheur) Délinquance (La Fabrique du bonheur) Le Père Lachaise (Au vert galant jeté en Seine) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="5" color="#000000"><b><font face="comic sans ms,sand">Francis Combes</font></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=ZHeRa-Esro8">Aragon (<i>Au Vert galant jeté en Seine</i>)</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=qHdUB635hWs">La cage du grillon (<i>Cahier bleu de Chine</i>)</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cusL6v7UYes">La liberté des tourterelles (<i>Cahier bleu de Chine</i>) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VEQ7-yK4t0A">Shanghaï (<i>Cahier bleu de Chine</i>) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=t1u4S3HT2AQ">Frigo in memoriam</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Kgj0whn_SF4">Diderot (<i>Cause Commune</i>) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=n3NoEo6X2FU">Chanson (<i>La Fabrique du bonheur</i>)</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=XAqjte7gMG4">Délinquance (<i>La Fabrique du bonheur</i>) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=_Eox2FMsQ-4">Le Père Lachaise (<i>Au vert galant jeté en Seine</i>)</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=L1ma32WU3-c">Allumez les étoiles (traduit en langue des signes) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9lx-Nv7yy9A">Avenir (traduit en langue des signes) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VjXzqcERE60">Ballade pour un jeune SDF en la bonne ville </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=VjXzqcERE60">de Blois(traduit en langue des signes) </a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=i8cm47SR47k">Être unis (traduit en langues des signes)</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=taMGo3aKo6M"><i>Cévennes ou le ciel n&#8217;est pas à vendre</i> 1</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lE6Vz1OFEgs"><i>Cévennes ou le ciel n&#8217;est pas à vendre</i> 2</a></b></font></p>
<p><font size="4" color="#000000"><b><a href="http://www.youtube.com/watch?v=odVUfHbYznA"><i>Cévennes ou le ciel n&#8217;est pas à vendre</i> 3</a></b></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font color="#000000"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FIT-teltnYA"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5">Denise Boucher (Québec)</font></b><br />
</a></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font color="#000000"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=vyGQ1ZCNgPg"><font size="5"><b><font face="comic sans ms,sand">Lionel Ray (France)</font></b></font><br />
</a></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font color="#000000"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=p2gN8V4omh4">Monzer Masri (Syrie)</a></font></b></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font size="5" color="#000000"><b><font face="comic sans ms,sand"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=sDBXptc0ypQ">Gérard Noiret (France)</a></font></b></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font size="5" color="#000000"><b><font face="comic sans ms,sand"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KbZqZnHnzwo">Ghassan Zaqtan (Palestine)</a></font></b></font></p>
<p><font color="#000000"> </font></p>
<p><font color="#000000"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=eop0hAmBL_g">Bruno Doucey (France)</a></font></b></font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Festival de poésie de Sète</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Aug 2010 08:33:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;étais invité, avec une centaine de poètes, au festival de poésie de Sète, Voix Vives, de méditerranée en méditerranée, du 23 au 31 juillet 2010. J&#8217;en rapporte quelques poèmes.     Quelques croquis de Sète     Que me manque-t-il ? Un verre de rosé frais ? Une douce amie ? Un rayon de soleil ? Une mer méditerranée ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page WordSection1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.WordSection1 	{page:WordSection1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="3"><span></span></font><font size="4"><b>J&#8217;étais invité, avec une centaine de poètes, </b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="4"><b>au festival de poésie de Sète, </b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="4"><b><i>Voix Vives, de méditerranée en méditerranée</i>, </b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="4"><b>du 23 au 31 juillet 2010. </b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="4"><b>J&#8217;en rapporte quelques poèmes.</b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="georgia,palatino" size="7" color="#0066cc">Quelques croquis de Sète</font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc427251.jpg" class="imagelink" title="dsc427251.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc427251.jpg" alt="dsc427251.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">Que me manque-t-il ?<br />
Un verre de rosé frais ?<br />
Une douce amie ?<br />
Un rayon de soleil ?<br />
Une mer méditerranée ?<br />
Que me manque-t-il ?</p>
<p>- Rien.</p>
<p>Le monde entier.</p>
<p align="right"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0QR50naZImo"><font size="4"><b><font color="#cc0000">Voir et écouter en cliquant </font></b></font></a><br />
*</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc43906.jpg" class="imagelink" title="dsc43906.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc43906.jpg" alt="dsc43906.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">Un pigeon marche sur le toit<br />
tranquille<br />
Il fait son petit tour</p>
<p>en propriétaire du monde</p>
<p>à peu près<br />
autant que nous.</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc45547.jpg" class="imagelink" title="dsc45547.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc45547.jpg" alt="dsc45547.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">Que fais-tu dans l’ombre,<br />
à côté du jet d’eau ?<br />
dans la fraîcheur des platanes ?</p>
<p>- Je goûte le soleil.</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/img00922.jpg" class="imagelink" title="img00922.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/img00922.jpg" alt="img00922.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">La mer bleu pétrole<br />
au bout de la rue qui descend vers le port….<br />
La lumière orangée d’un soir d’été<br />
sur les façades<br />
et les grandes rues<br />
de l’embarcadère…<br />
Les lauriers rose en fleurs…<br />
Un souffle d’air marin…</p>
<p>Ce n’est pas si mal<br />
être invité<br />
pour ce petit séjour<br />
ici, sur la Terre.</p>
<p>*</p>
<p>La cabine téléphonique<br />
se tient<br />
seule, transparente et vide<br />
sur la place.<br />
Comme un ascenseur<br />
pour s’envoler dans le soir<br />
des conversations à longue distance<br />
entre amoureux.<br />
Mais désormais<br />
plus personne n’utilise<br />
la cabine téléphonique<br />
et elle se tient là<br />
solitaire, vide et transparente<br />
sur la place<br />
comme une veuve<br />
fragile et vacante<br />
à qui personne<br />
ne rend plus visite<br />
et qui s’ennuie.</p>
<p>*</p>
<p><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc45801.jpg" alt="dsc45801.jpg" width="282" height="420" /><br />
<b>Overdose</b></p>
<p>Place du pouffre<br />
un poulpe géant<br />
attrape par les pieds<br />
un enfant<br />
en l&#8217;attirant au fond<br />
du gouffre.</p>
<p>*</p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc44489.jpg" class="imagelink" title="dsc44489.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc44489.jpg" alt="dsc44489.jpg" width="221" height="148" /></a>  <font face="comic sans ms,sand" size="2"> Ghassan Zaqtan poète palestinien.</font></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Le poète arabe lit<br />
dans la cour du jardin<br />
et pendant qu’il évoque<br />
les gens de Palestine<br />
et que défile en silence<br />
fantômes transparents<br />
le cortège des esprits meurtris<br />
de son pays absent,<br />
derrière lui,<br />
se balance doucement<br />
un grand buisson de roses<br />
dont les branches sans épines<br />
font comme de longs doigts<br />
au bout desquels dansent des jeunes filles<br />
en robes roses.<br />
Et ce buisson lui est<br />
un trône,<br />
un dais,<br />
une palme,<br />
pour dire<br />
qu’il est ici<br />
chez lui.<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc433018.jpg" class="imagelink" title="dsc433018.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc433018.jpg" alt="dsc433018.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">« Je n’ai pas la constance des femmes de marins »<br />
me dis-tu et cela fait un alexandrin.<br />
Tu épousas pourtant hier un matelot<br />
(Hier… il y a beau temps…). Mais ne va guère sur l’eau<br />
<span>            </span>et son vaisseau<br />
<span>            </span>auquel il tient<br />
<span>            </span>c’est le tien.</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p100077441.jpg" class="imagelink" title="p100077441.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p100077441.jpg" alt="p100077441.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">Accrochés à des potences en forme de croix<br />
des dizaines de brocs en plastique bleu<br />
attendent<br />
dans le cimetière de Sète.</p>
<p>Les tombes ont soif.<br />
Le souvenir des morts<br />
a besoin pour survivre<br />
de la vie des plantes.</p>
<p>*</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc427361.jpg" class="imagelink" title="dsc427361.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc427361.jpg" alt="dsc427361.jpg" width="316" height="212" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Un poète s’en va en barque,<br />
poète d’eau douce et matelots,<br />
sur les flots</p>
<p>Chante l’inconstance des jours<br />
et la constance de l’amour,<br />
voguant sur l’eau</p>
<p>Les vagues chahutent la barque,<br />
Tiennent poète et matelots,<br />
dessus les flots</p>
<p>Tanguent les mots, la barque bouge,<br />
mais tombe une casquette rouge<br />
hélas à l’eau…</p>
<p>Ah ! l’onde amère<br />
<span>            </span>de la mer…</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10008345.jpg" class="imagelink" title="p10008345.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10008345.jpg" alt="p10008345.jpg" width="309" height="250" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">Tout autour de la colline,<br />
dans l’eau noire de la nuit,<br />
l’île du Mont St Clair<br />
entre étang et mer :<br />
un collier de lumière<br />
aux pierres éparpillées…<br />
(Nous sommes encerclés d’humanité).</p>
<p>*</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc436720.jpg" alt="dsc436720.jpg" width="232" height="347" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left">J’écoute des poètes postmodernes<br />
installés dans la petite cour d’une maison particulière.<br />
(Leurs vers sans espérance me laissent perplexe…<br />
Du poème, j’attends qu’il ait les pieds sur la Terre<br />
et qu’il ouvre une fenêtre sur le ciel et sur la mer).<br />
Je suis donc debout et je regarde le sol…<br />
Et voici que mon regard distrait se pose<br />
sur les orteils des femmes<br />
à côté de moi.<br />
Elles sont toutes en sandales, nu-pieds,<br />
et les minuscules coquillages<br />
de leurs ongles sont peints<br />
couleur nacre<br />
rouge cerise<br />
noir de nuit<br />
et même bleu clair.<br />
(Pas besoin de lever la tête…<br />
Les femmes portent la terre<br />
et le ciel à leurs pieds).</p>
<p class="MsoNormal" align="right"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4ws8YTsqhGQ"><font size="4"><b><font color="#cc0000">Voir et écouter en cliquant </font></b></font></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p>*</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc46444.jpg" class="imagelink" title="dsc46444.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc46444.jpg" alt="dsc46444.jpg" width="334" height="224" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b>Le goéland<br />
</b><br />
Au jardin du Château d’eau<br />
dans l’allée<br />
entre les pelouses et les guinguettes<br />
où nous sommes attablés<br />
déambule un grand goéland blanc.<br />
Il a l’air particulièrement fier de lui,<br />
comme s’il était le gardien du parc<br />
ou comme s’il venait de publier<br />
son premier recueil<br />
chez Gallimard.<br />
(Ah ! facile, l’anthropomorphisme…<br />
Tu profites que les goélands<br />
ne savent pas lire<br />
et ne peuvent pas te répondre…<br />
Bon, c’est vrai…<br />
Mais les poètes font ça depuis longtemps…)<br />
Peut-être qu’en fait,<br />
tout simplement<br />
ce goéland<br />
se prend pour un albatros…</p>
<p class="MsoNormal" align="right"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=eRtI8DhwhDs"> <font><b><font><font size="4"><b><font color="#cc0000">Voir et écouter en cliquant </font></b></font></font></b></font></a></p>
<p>*</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc45294.jpg" class="imagelink" title="dsc45294.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc45294.jpg" alt="dsc45294.jpg" width="286" height="192" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b>Soir d’été<br />
</b><br />
« Il y a du monde, là-dedans »<br />
me dis-tu en levant la tête vers un arbre<br />
où piaillent des moineaux.<br />
(Cet arbre est un HLM<br />
pour les oiseaux).</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10007512.jpg" class="imagelink" title="p10007512.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10007512.jpg" alt="p10007512.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Dans la rue obscure<br />
sautille et danse un adolescent<br />
Il a une hanche d’homme<br />
et une hanche de femme…<br />
Il est le lointain descendant<br />
du poète renaissant<br />
Mellin de Saint Gelais.</p>
<p>Assis au pas d’une porte<br />
l’adolescent aux cheveux longs<br />
dialogue avec un chat<br />
perché sur le rebord de la fenêtre<br />
au premier étage.</p>
<p>On voit passer des ombres chinoises<br />
dans le cadre éclairé des fenêtres ouvertes<br />
autour de la place<br />
qui sombre dans l’obscurité.</p>
<p>Ceux qui sont dedans vivent dehors</p>
<p>Dans le jardin public<br />
une jeune femme arabe au foulard bleu<br />
est assise dans l’herbe au pied d’un arbre<br />
et ses enfants jouent avec deux petits lapins blancs.</p>
<p>Un ruisseau,<br />
entouré de rocaille artificielle,<br />
dévale de la colline<br />
à travers le parc</p>
<p>et des jeunes filles s’y trempent les pieds<br />
en retroussant leur jupe.</p>
<p>Un garçonnet<br />
arcbouté sur ses petites jambes,<br />
près du ruisseau,<br />
envoie en l’air avec application<br />
un beau jet d’or<br />
qui fait un arc-en-ciel<br />
dans la lumière<br />
du soleil couchant.</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10008292.jpg" class="imagelink" title="p10008292.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/p10008292.jpg" alt="p10008292.jpg" width="400" /></a><br />
<b> </b></p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><b>Pierre de lune<br />
</b><br />
adulaire opalescence<br />
céleste lumière sélénite<br />
enfermée dans une pierre<br />
tirée de la nuit terrestre</p>
<p>Elle a, bien sûr, des vertus magiques<br />
et serait bonne pour l’équilibre conjugal<br />
(quand elle est offerte en boucles ou en bagues…)</p>
<p>L’amour<br />
la poésie<br />
les pierres fines<br />
et la beauté du monde…<br />
ce sont de vieilles lunes.<br />
Mais ces vieilles lunes<br />
nous éclairent toujours.</p>
<p>*<br />
<img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc465912.jpg" alt="dsc465912.jpg" width="264" height="393" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left">Toi,<br />
tu es ma bonne étoile.</p>
<p>Mais la clarté de l’aube<br />
ne te fait pas pâlir<br />
et,<br />
au grand jour,<br />
tu ne t’effaces pas.</p>
<p class="MsoNormal" align="left"> </p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc44501.jpg" class="imagelink" title="dsc44501.jpg" rel="lightbox[530]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/08/dsc44501.jpg" alt="dsc44501.jpg" width="400" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Napolipoesia &#8211; poésie résistante &#8211; 15/18 Juillet 2010</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/07/21/napolipoesia-poesie-resistante-1518-juillet-2010/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2010/07/21/napolipoesia-poesie-resistante-1518-juillet-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 16:35:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Je participais du 16 au 18 juillet 2010 au festival de poésie de Naples organisé par La Casa della poesia de Salerno. Quelques-unes de mes lectures en vidéo et des poèmes inspirés par ce court séjour. Vous pouvez également écouter le poète des Etats-Unis, Jack Hirschman ainsi que Maram al-Masri, poète syrienne. Vidéo de Sélénites [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page WordSection1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.WordSection1 	{page:WordSection1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="justify"><font face="times new roman,times" size="4" color="#cc0000"><b><span>Je participais du 16 au 18 juillet 2010 au festival de poésie de Naples organisé par La Casa della poesia de Salerno.</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="justify">Quelques-unes de mes lectures en vidéo et des poèmes inspirés par ce court séjour. Vous pouvez également écouter le poète des Etats-Unis, Jack Hirschman ainsi que Maram al-Masri, poète syrienne.</p>
<p class="MsoNormal" align="center"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=KswFyX2pQIY" target="_blank"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4"><font color="#cc0000"><b>Vidéo de Sélénites et Terriens </b></font></font></a></p>
<p align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0fouHwNBvIc" target="_blank"><font color="#cc0000"><b>Vidéo de L&#8217;Image de la femme occidentale</b></font></a></font></p>
<p align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=LVr5tKmuYT8" target="_blank"><font color="#cc0000"><b>Vidéo de Avenir</b></font></a></font></p>
<p align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font size="5"><b><font face="comic sans ms,sand">Ecoutez aussi :</font></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=4cfQAfAyPKE" target="_blank"><font size="4" color="#009900"><b><font face="times new roman,times">Jack Hirschman</font></b></font></a></p>
<p align="center"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=rcxby-nQfQs" target="_blank"><font size="4" color="#009900"><b><font face="times new roman,times">Maram al-Masri</font></b></font></a></p>
<p class="MsoNormal" align="left"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=rcxby-nQfQs" target="_blank"><font size="4" color="#009900"><b><font face="times new roman,times"> </font></b></font></a></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="7" color="#009900"><b><span>Dix cartes postales </span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="7" color="#009900"><b><span>de Naples</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font color="#006600"> </font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><span> </span></b><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005043.jpg" class="imagelink" title="p10005043.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005043.jpg" alt="p10005043.jpg" width="342" height="257" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#cc0000"><b>1 – Postkarten</b><i> <b>(en hommage à Edoardo Sanguinetti)</b></i></font></p>
<p class="MsoNormal">Voici les cartes postales (in linguis Europae <i>Postkarten – postcards –<br />
cartoline</i>) que j’aurais dû vous envoyer de Naples<br />
mais je ne les ai pas achetées et assis à la terrasse du café par trente cinq degrés à l’ombresous les arbres de la petite place<br />
je ne les ai pas écrites.<br />
J’ai préféré boire une bière fraîche<br />
en compagnie de Patricia et de Maram,<br />
regarder les jeunes qui ont laissé leur vespa et se sont installés là,<br />
sur le muret, pour un bon moment,<br />
à boire, parler et fumer,<br />
le triporteur qui tourne au coin de la rue<br />
en lançant des annonces pour ses fruits et légumes<br />
dans son haut-parleur,<br />
ou le type du « Bar oriental », la cinquantaine enveloppée,<br />
avec son T-shirt à l’effigie du Che.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p100044811.jpg" class="imagelink" title="p100044811.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p100044811.jpg" alt="p100044811.jpg" width="257" height="342" />      </a><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005021.jpg" class="imagelink" title="p10005021.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005021.jpg" alt="p10005021.jpg" width="260" height="345" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#cc0000"><b>2 &#8211; Hôtel de charme Decumani Via San Giovanni Maggiore Pignatelli</b></font></p>
<p class="MsoNormal">Les monuments et le linge aux balcons<br />
les grands pavés noirs tavelés de petite vérole<br />
Les hauts miroirs et les peintures dorées du salon de réception<br />
(Ancien hôtel particulier de l’archevêque Sforza).</p>
<p class="MsoNormal">- Les gens d’Église ne s’embêtaient pas…<span><br />
- Why do you say « didn’t » ? fait remarquer Jack.</span></p>
<p class="MsoNormal">(mais aujourd’hui nous avons l’air conditionné).</p>
<p class="MsoNormal">Contraste entre l’intérieur luxueux et les façades lépreuses<br />
(et l’extérieur commence au chambranle de la fenêtre qui donne sur le balcon.)</p>
<p class="MsoNormal">Est-ce un signe de la dégradation dell’ spazzio publico ?<br />
La marque du Sud ? La pauvreté de la troisième ville d’Italie qui n’a pas les moyens de ravaler ?<br />
(Il y a d’autres endroits sur la Terre où les façades sont parfaites et l’intérieur décrépit).</p>
<p class="MsoNormal">« In questo casino (dans ce grand bordel)<span><br />
ci sta, in segreto, un ordine <i>(che non e)</i> divino”</span><i><span><br />
(fine della citazione of the </span></i><span>Novissimum Testamentum<i>)</i></span></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><i><span> </span></i><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005232.jpg" class="imagelink" title="p10005232.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005232.jpg" alt="p10005232.jpg" width="305" height="404" />        </a><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p100049721.jpg" class="imagelink" title="p100049721.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p100049721.jpg" alt="p100049721.jpg" width="322" height="405" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">3 &#8211; Via San Geronimo</font></b></p>
<p class="MsoNormal">« Nos haines sont en fleurs »<br />
écrit en français sur le mur<br />
comme le début d’une ballade pour les temps actuels</p>
<p class="MsoNormal">On dit des Italiens qu’ils parlent avec les mains<br />
Ici ce sont les murs qui parlent</p>
<p class="MsoNormal">« L’acqua no si vende ! »<br />
ou bien « Conquistiamo la normalita »<br />
(l’eurocommunisme s’est peut-être justement perdu d’avoir conquis la normalité)</p>
<p class="MsoNormal">Où sont les mandolines ?<br />
La lune est un <i>limoncello</i> canari enfermé dans une bouteille fantaisie.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004781.jpg" class="imagelink" title="p10004781.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004781.jpg" alt="p10004781.jpg" width="262" height="197" /></a>      <a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004635.jpg" class="imagelink" title="p10004635.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004635.jpg" alt="p10004635.jpg" width="200" height="266" /></a></p>
<p class="MsoNormal">Partout d’affreux grafs représentants d’improbables personnages<br />
que le peintre n’hésite pas à signer<br />
(Dans le monde globalisé ne reste aux artistes qu’à faire commerce de la laideur)<br />
Manifestations d’individualisme graphomane ? Peintures rupestres de notre nouvelle préhistoire ? L’Occident s’oublie et tombe dans le vide du monologue, le soliloque du solipsisme.</p>
<p class="MsoNormal">N’hésitant pas à contredire Spinoza, tu dis que<br />
« La liberté, c’est l’inconscience de la nécessité »</p>
<p class="MsoNormal">Près de l’université, L’Oréal avec une tête de mort à la place du O<br />
et une main rouge qui arrête une main noire<br />
sur une affiche du parti des comités de soutien à la résistance</p>
<p class="MsoNormal">Un peu partout dans les catacombes à ciel ouvert des ruelles aux botteghe obscures<br />
des marteaux et des faucilles, comme des graffitis obscènes<br />
mais dont la réapparition inopinée sur les murs prouve que l’idée n’est pas morte</p>
<p class="MsoNormal">(et des cazzi aussi, soigneusement dessinés.<br />
Il y en a un qui a des ailerons comme une roquette)</p>
<p class="MsoNormal">L’espoir aux pissotières</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004894.jpg" class="imagelink" title="p10004894.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004894.jpg" alt="p10004894.jpg" width="266" height="351" /><br />
</a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">4 &#8211; Santa Chiara e San Severino</font></b></p>
<p class="MsoNormal">Dans le transept de Santa Chiara, je comprends soudain l’une des raisons du succès millénaire de l’église dans les pays du sud :<br />
une obscurité propice à la fraîcheur.</p>
<p class="MsoNormal">(à la terrasse de la pizzeria, une belle invention :<br />
la pizza senza fogacca, avec quelques feuilles de roquette)</p>
<p class="MsoNormal"><i><span>Via San Severino – Il Christo velato</span></i><br />
gisant recouvert d’un linceul de pierre qui paraît transparent<br />
art baroque de Giuseppe San Martino les veines des orteils apparentes sous le drapé<i><br />
– </i>la vie dans la mort<br />
(7 € la visite ; photos interdites ; 2 € la carte postale &#8211; le Christ est toujours une bonne affaire)</p>
<p class="MsoNormal">Les communistes auraient été bien inspirés d’investir eux aussi dans la pierre<br />
(Ils auraient eu pour cela assez de martyrs et d’artistes)</p>
<p class="MsoNormal"><b> </b><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005142.jpg" class="imagelink" title="p10005142.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10005142.jpg" alt="p10005142.jpg" width="334" height="501" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">5 &#8211; Via San Gregorio Armeno</font></b></p>
<p class="MsoNormal">Au-dessus de nos têtes la guirlande des enseignes de métal découpé<br />
La rue spécialisée dans la production en série des santons pour les crèches des Noëls chrétiens.</p>
<p class="MsoNormal">Tout un petit peuple s’agite dans l’ombre de la grande histoire<br />
et tente de survivre en faisant comme il peut ses affaires (25% de chômeurs, les doubles journées de travail de l’économie grise et la main de la Camora dans le sac-à-main ou le sac-à-dos du Lumpenproletariat)</p>
<p class="MsoNormal"><span>            </span><span>            </span>et Santo Maradona sur un ex-voto en plein soleil</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Des grandes figures du communisme italien et du compromis historique,<br />
que reste-t-il ? Dans l’agitation politique électorale,<br />
sur la scène du castelet de l’écran de télévision<br />
une marionnette folle qui n’est que la caricature d’elle-même occupe tout l’espace<br />
Comment deux peuples intelligents et cultivés comme l’italien et le français<br />
ont-ils pu élire Sarkozy et Berlusconi ?<br />
C’est aussi la question que se pose la poétesse américano-franco-libanaise Etel Adnam.</p>
<p class="MsoNormal">Via San Gregorio Armeno, écrit à la peinture noire sur le mur : « Berlusconi, in galere »<br />
(Faux amis des langues cousines : la galère ici n’est pas la vie que mènent les jeunes précaires<br />
c’est la prison que Berlusconi a peu de chances de connaître.)</p>
<p class="MsoNormal"><b> </b><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10007004.jpg" class="imagelink" title="p10007004.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10007004.jpg" alt="p10007004.jpg" width="354" height="471" />        </a></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10007004.jpg" class="imagelink" title="p10007004.jpg" rel="lightbox[493]"></a><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004371.jpg" class="imagelink" title="p10004371.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004371.jpg" alt="p10004371.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">6 &#8211; Camera 235 (<i>Cartolina biancha)</i></font></b></p>
<p class="MsoNormal">Dans la chaleur climatisée de l’après-midi, à l’heure de la méridienne<br />
Allongée sur le ventre, les jambes écartées pour t’aérer, est-ce ma faute s’il me vient des idées ?<br />
En bons catholiques que nous ne sommes pas nous allons nous adonner au mystère de la chair<br />
Sa crucifixion joyeuse et sa résurrection</p>
<p class="MsoNormal"><i>(Carré blanc)( Cartolina biancha) Au-delà de cette limite, aucun visiteur ou aucun lecteur ne sera admis</i><br />
L’Après-midi d’un faune et d’une dryade.</p>
<p class="MsoNormal">Il y a plus d’un rapport entre l’écriture poétique et l’acte sexuel. On pourrait même parler d’homologie formelle…<br />
Dans un cas comme dans l’autre, on utilise un instrument qui ne sert en temps ordinaire qu’à satisfaire des nécessités fonctionnelles (vivre ou communiquer) pour une fin autre qui est le plaisir<br />
(et dans un cas comme dans l’autre, ce qui est un moyen – le corps ou les mots – peut s’imaginer être à lui-même sa propre fin.)</p>
<p class="MsoNormal">– La pensée a une forte propension à se croire seule<br />
(Un oiseau qui s’imaginerait capable de voler sans le secours de ses ailes) ;</p>
<p class="MsoNormal"><b> </b><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004604.jpg" class="imagelink" title="p10004604.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004604.jpg" alt="p10004604.jpg" width="288" height="383" />      </a><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/sangeronimo22.jpg" class="imagelink" title="sangeronimo22.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/sangeronimo22.jpg" alt="sangeronimo22.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#cc0000"><b>7 – Des nouvelles de Mallarmé</b></font></p>
<p class="MsoNormal">Jack a trouvé dans une boutique du quartier une vieille édition italienne du <i>Monologue d’un faune</i> de Mallarmé, première version de <i>L’Après-midi</i><br />
Moi, je lis <i>Mikrokosmos</i> d’Edoardo Sanguinetti en italien et comprends un mot sur deux. Bon exercice qui oblige le lecteur à imaginer</p>
<p class="MsoNormal">Dans la poésie documentaire, l’effet de surprise peut provenir des images de la vie réelle<br />
car la réalité est toujours plus surprenante et plus imprévisible que n’importe quelle allégorie ou n’importe quelle métaphore<br />
Le réel est inventif. Humilité de la poésie réaliste ; <i>l’universel reportage</i><br />
(qui n’est pas tourisme littéraire mais tentative de senti-comprendre le monde)<span><br />
modestie du poète <i>in the big report of the world</i></span><i><br />
Un coup de dès jamais n’abolira le hasard</i> (frère de la nécessité)<br />
Il y a tant de poètes que possèdent les mots et qui ne possèdent que des miroirs ;<i><br />
« vaisseaux d’inanité sonore »</i></p>
<p class="MsoNormal">(Casimiro, le poète portugais, dit qu’il a sept femmes<br />
« Elles font un arc-en-ciel »</p>
<p class="MsoNormal"><span>                        </span>et lui doit être le soleil au milieu des gouttes de pluie en suspension dans l’air)</p>
<p class="MsoNormal"><i> </i></p>
<p class="MsoNormal"><i>un caffe napolitano</i>, dans une tasse ronde et basse comme une terre décalottée et renversée ou un dé à coudre en porcelaine bleue bu en terrasse<br />
c’est ainsi que devrait être toute poésie : forte, concentrée ; en même temps que légère. Boisson énergisante.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006282.jpg" class="imagelink" title="p10006282.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006282.jpg" alt="p10006282.jpg" width="304" height="228" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">8 – Escapade à Capri</font></b></p>
<p class="MsoNormal">Il a fallu que je vienne ici pour découvrir qu’il existait une sainte Patricia (ou Patrizia) et qu’elle était la patronne de Naples<br />
de « Naples aux baisers de feu »<br />
(Avec la brume de chaleur qui recouvre la baie, le Vésuve est invisible, mais il est là.<br />
Nous nous promenons insouciants à l’épicentre d’une zone sismique sensible)</p>
<p class="MsoNormal">Un triporteur passe qui ramasse des bouteilles plastiques (« racolta » ; le même mot sert pour la collecte des ordures ménagères et le recueil de poèmes)<br />
Dès que nous avons passé la grille du môle Beverello, la mer qui jusqu’ici paraissait absente nous saute à la figure, avec son odeur de fille franche</p>
<p class="MsoNormal" align="center">Nous traversons la baie dans une navette fermée comme un autocuiseur. Nous ne pouvons pas sortir à l’air libre. La sécurité et le confort contre le simple bonheur de vivre et de sentir l’’air du large<br />
(extraterrestres en week-end ne pouvant pas respirer l’atmosphère terrestre)</p>
<p class="MsoNormal">le scintillement du soleil sur les vagues, comme un jeu savant et aléatoire de lumières qui s’allument et s’éteignent<span><br />
</span>la mer et nous ne jouons pas dans la même catégorie<br />
(la mer sous le soleil qui nous berce comme une mort maternelle)</p>
<p class="MsoNormal" align="center">Tire sur le filet des métaphores, une sirène peut toujours se prendre dans ses mailles claires…</p>
<p class="MsoNormal">Capri ne viendrait pas du capricant caprice, bien que ça grimpe rudement, mais du grec « kupros », sanglier. Présence humaine depuis le néolithique. Douze villas romaines à l’époque impériale.<br />
Avant nous, Gorki a séjourné ici. Et Roger Vailland, maigre en maillot de bain sur la terrasse de la maison de Malaparte qui domine la mer de son jeu de construction rouge. Et Neruda, à côté, dans l’île d’Ischia…</p>
<p class="MsoNormal" align="center">Aujourd’hui, sur l’île aux touristes, tout se paye « Même l’air que l’on respire », dit Raffaella.<br />
Telle Eéa, le patelin de Circé…</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Nous allons nous baigner dans la beauté du jour, au milieu de la crème solaire et flotter parmi les filtres de cigarettes blondes</p>
<p class="MsoNormal">Amarré au large de l’île le grand yacht blanc et noir d’un milliardaire anglais avec hélicoptère privé et deux scooters des mers posés sur les vagues<br />
(Pour les riches, la mer est une turquoise à porter en chevalière<br />
Mais c’est la mer qui les porte sur le bout de ses doigts ;<br />
la mer qui ne leur appartient pas)</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006231.jpg" class="imagelink" title="p10006231.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006231.jpg" alt="p10006231.jpg" width="312" height="234" /><br />
</a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">9 – La Citta del Sole </font></b></p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;&raquo; Senza frontiere, senza padroni&nbsp;&raquo;<br />
« Nous ne sommes pas prêts pour la Cinquième Internationale », me dis-tu, compagno Sergio,dans ton bureau de la Citta del Sole<br />
« mais il faut s’y préparer »</p>
<p class="MsoNormal" align="center">En notre compagnie Campanella veille du haut de son campanile en Campani</p>
<p class="MsoNormal" align="center">Le long du mur de petites flammes dans des coupelles éclairent notre nuit</p>
<p class="MsoNormal">Maïakovski avec sa grosse tête de voyou en mal d’amour passe par la fenêtre de l’écran et vient s’asseoir parmi nous</p>
<p class="MsoNormal">Les gabbiani (mouettes en français, en provençal gabians) se mêlent de la conversation</p>
<p class="MsoNormal"><i>Poesia resistente.</i> Nous lisons dans le monde<br />
un feu d’artifice ou un avion couvrent nos voix<br />
mais nous ne nous taisons pas<br />
polyphonie polyglotte</p>
<p class="MsoNormal">Grec, arabe, turc, anglais, portugais, italien, espagnol, français… nos langues se mêlent</p>
<p class="MsoNormal"><span>leggo per il grande poeta italiano</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span>                                   </span><span>            </span><span>            </span>à </span><span>tête d’intellectuel polyèdre</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>“Risolvere ogni Erlebnis in Erfahrung”<span><br />
</span></span>(finita the quotation)</p>
<p class="MsoNormal">A défaut de faire l’Internationale, être chacun &#8211; à soi tout seul &#8211; une Internationale ?</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006551.jpg" class="imagelink" title="p10006551.jpg" rel="lightbox[493]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10006551.jpg" alt="p10006551.jpg" width="307" height="231" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><b><font color="#cc0000">10 &#8211; Dans la cour, avant le départ</font></b></p>
<p class="MsoNormal">Debout, au milieu du passage, les bras ouverts, à essayer de capter un souffle d’air<br />
La caresse aérienne d’un peu de fraîcheur sur le visage, voici le luxe véritable en ce moment…</p>
<p class="MsoNormal">« Stronzzo, lavami ! » Écrit avec le doigt sur le pare-brise de la voiture noire couverte de poussière garée dans la cour :<span><br />
</span>« Espèce de con, lave-moi » (en anglais « asshole » ; ce qui n’est pas tout à fait la même chose)</p>
<p class="MsoNormal">« Avec ta langue » précise Urbs, la grande prostituée</p>
<p class="MsoNormal">Ce que fait le poète.</p>
<p class="MsoNormal">« Il attrape les images, mais ne les forme pas », remarque Cengiz à propos d’un jeune poète turc.<br />
Écrire, c’est remettre de l’ordre. Réorganiser le monde selon les lois du désir.<br />
La poésie est une activité de femme ou d’homme de ménage.</p>
<p class="MsoNormal">(Pour cela que tant de poètes sont des communistes imaginaires. Des révolutionnaires qui ne font pas de révolution)</p>
<p class="MsoNormal">Le garçon qui nous conduit à l’aéroport casse son pot d’échappement<br />
(la faute à sa cargaison de poètes légers trop lourde pour sa voiture)</p>
<p class="MsoNormal">Nous allons quitter Naples et<i></i></p>
<p class="MsoNormal"><i>le cenere di Gramsci</i> s’envolent sous nos pas comme un voile de poussière</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
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		<title>Festival de poésie de Ledbury</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 06:41:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[      Des extraits de la lecture au festival de Ledbury en Grand-Bretagne le dimanche 11 juillet 2010. Le livre de Francis Combes, Cause Commune, vient d&#8217;être traduit en anglais sous le titre Common Cause aux éditions Smokestack. Andy Croft, éditeur et poète, lit en anglais.   Vidéo De l&#8217;amour et de la contradiction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004157.jpg" class="imagelink" title="p10004157.jpg" rel="lightbox[491]"></a></p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004157.jpg" class="imagelink" title="p10004157.jpg" rel="lightbox[491]"></a></p>
<p><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004157.jpg" class="imagelink" title="p10004157.jpg" rel="lightbox[491]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/07/p10004157.jpg" alt="p10004157.jpg" width="206" height="274" /></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Des extraits de la lecture au festival de Ledbury en Grand-Bretagne le dimanche 11 juillet 2010. Le livre de Francis Combes, <i>Cause Commune</i>, vient d&#8217;être traduit en anglais sous le titre <i>Common Cause</i> aux éditions Smokestack. Andy Croft, éditeur et poète, lit en anglais.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.youtube.com/my_videos">Vidéo De l&#8217;amour et de la contradiction </a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=je2x_X_2DEw">Vidéo de Epode sur l&#8217;ordre naturel </a></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lectures de l&#8217;été</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/07/06/490/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 20:43:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Les rendez-vous de l&#8217;été 2010   Francis Combes est invité dans quelques festivals de poésie pendant l&#8217;été.   Dimanche 11 juillet Ledbury Festival de Ledbury en Angleterre, près de Stratford-upon-Avon, le pays de Shakespeare, avec le poète anglais Andy Croft. A l&#8217;occasion de la parution en Grande Bretagne de la traduction anglaise de Cause commune. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#cc0000"><b><font face="arial black,avant garde"><font face="comic sans ms,sand" size="6">Les rendez-vous de l&#8217;été 2010</font></font></b></font></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font color="#006600"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4"><font color="#ff6600">Francis Combes est invité </font></font></b></font></p>
<p align="center"><font color="#006600"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4"><font color="#ff6600">dans quelques festivals de poésie pendant l&#8217;été.</font> </font></b></font></p>
<p> </p>
<p><font color="#ff0000"><a href="http://www.poetry-festival.com/contact-us.html"><font size="5"><b><font face="book antiqua,palatino">Dimanche 11 juillet Ledbury</font></b></font></a><b><br />
</b></font></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">Festival de Ledbury en Angleterre, près de Stratford-upon-Avon, le pays de Shakespeare, avec le poète anglais Andy Croft. A l&#8217;occasion de la parution en Grande Bretagne de la traduction anglaise de Cause commune. (Préface John Berger, traduction Alan Dent, aux éditions Smokestack).</font></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.casadellapoesia.org/eventi-presentazione/62/la-poesia-resistente-napolipoesia-2010"><font size="5" color="#ff0000"><b><font face="book antiqua,palatino">Du 15 au 18 juillet Naples</font></b></font></a></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">Dans le cadre du festival de poésie Résistante à Naples en Italie, avec Jack Hirschman, Etel Adnam, Maram al-Massri, Sotirios Pastakas, et les infatigables animateurs de la Casa della poesia, Sergio et Raffaela.</font></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.voixvivesmediterranee.com/fr/"><font size="5"><b><font face="book antiqua,palatino"><font color="#ff0000">Du 23 au 31 juillet Sète</font> </font></b></font></a></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">1er Festival de poésie, Voix vives, à Sète. </font><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">Grande fête de la poésie méditerranéenne contemporaine, le Festival <b>Voix  Vives <i>de Méditerranée en Méditerranée</i></b> accueille pendant neuf  jours au mois de juillet de nombreux poètes et des artistes venus de  toutes les Méditerranée : Méditerranée latine, d’Afrique, des Balkans,  d’Orient ou encore de celle que l’Histoire a « exportée » dans le monde  (Amérique du Sud, Amérique centrale, Afrique de l’Ouest, Francophonie…).</font></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">Une vaste plateforme ouverte aux poètes venus de toutes les rives,  une représentation simultanée de tous les pays de la Méditerranée comme  autant de passerelles entre les cultures et les peuples, une pluralité  des lectures et des rencontres comme autant de partage d’une parole  poétique plurielle.  					</font></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.svp.org.mk/en/festival.html"><font size="5"><b><font face="book antiqua,palatino"><font color="#ff0000">Du 19 au 22 août Struga</font></font></b></font></a></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="4">Le plus ancien Festival de  poésie en Europe sur les bords du lac Ohrid à la frontière de la Macédoine et de l&#8217;Albanie.</font></p>
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		<title>Rondeau, villanelle et triolet</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/06/07/rondeau-villanelle-et-triolet/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 15:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois chansons anciennes sur un thème toujours actuel     Rondeau (qui n’est pas de faire rond le dos)   A quelque chose malheur est bon Hiver lui-même a ses raisons Cette chanson tourne en ma tête Dans les frimas Printemps s’apprête   Un doux printemps toujours en tête Je vais, je fredonne et répète : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --> <!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" color="#6600cc"><b><span>Trois chansons anciennes</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" color="#6600cc">sur un thème toujours actuel</font></b></p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal"><font color="#00ccff"><b><font size="5">Rondeau </font></b></font></p>
<p class="MsoNormal"><b><span><font color="#00ccff">(qui n’est pas de faire rond le dos)</font></span></b></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><i>A quelque chose malheur est bon<br />
Hiver lui-même a ses raisons</i><br />
Cette chanson tourne en ma tête<br />
Dans les frimas Printemps s’apprête</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Un doux printemps toujours en tête<br />
Je vais, je fredonne et répète :<i><br />
A quelque chose malheur est bon<br />
Hiver lui-même a ses raisons</i></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Ce n’est ni l’air ni la chanson<br />
Morose de Résignation.<br />
(Plus que nos victoires et fêtes,<br />
Nous en apprennent nos défaites…)<i><br />
A quelque chose malheur est bon.</i></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> *</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><font size="5" color="#33ccff">Villanelle des vilains</font></b></p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal">Il en est tant qui sont las<br />
Et veulent abandonner…<br />
Ores, Vilains ne lâchent pas !</p>
<p class="MsoNormal"><b> </b></p>
<p class="MsoNormal">Des méchants coups, des coups bas,<br />
De la grêle sur les blés,<br />
Il en est tant qui sont las…</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Et voudraient tout planter là.<br />
(Qui pourrait les en blâmer ?)<br />
Ores, Vilains ne lâchent pas !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">De voir leur mur mis à bas<br />
Et leur récolte incendiée,<br />
Il en est tant qui sont las…</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Qui ne le comprendrait pas<br />
S’ils veulent parfois s’arrêter ?<br />
Ores, Vilains ne lâchent pas !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Ah ! Ne baissons pas les bras,<br />
Par beau temps ou temps mauvais.<br />
Il en est tant qui sont las…<br />
Ores, Vilains ne lâchent pas !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> *</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><font size="5" color="#00ccff">Triolet de notre seule vertu</font></b></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Nous n’avons qu’une seule vertu<br />
Jamais nous ne laissons tomber<br />
Même par terre et sur le cul<br />
Nous n’avons qu’une seule vertu<br />
Jamais ne s’avouer vaincu<br />
Se relever et résister<br />
Nous n’avons qu’une seule vertu<br />
Jamais nous ne laissons tomber.</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://franciscombes.unblog.fr/2010/06/07/rondeau-villanelle-et-triolet/feed/</wfw:commentRss>
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		</item>
		<item>
		<title>Journal d&#8217;hôpital</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/05/24/journal-dhopital/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2010/05/24/journal-dhopital/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 May 2010 16:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier voyage que je viens de faire m&#8217;a conduit dans un service cardiologie. J&#8217;en suis revenu avec un bout de ressort dans une artère, quelques bonnes résolutions et cinq poèmes&#8230;     Dernières     nouvelles du cœur       Un sénateur romain Dans les couloirs, je croise un sénateur romain. De son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="arial,helvetica,sans-serif" size="4" color="#0066ff"><b>Le dernier voyage que je viens de faire m&#8217;a conduit dans un service cardiologie. J&#8217;en suis revenu avec un bout de ressort dans une artère, quelques bonnes résolutions et cinq poèmes&#8230;</b></font></p>
<p> </p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:"DejaVu Sans"; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:none; 	mso-hyphenate:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	punctuation-wrap:simple; 	text-autospace:none; 	font-size:12.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"DejaVu Sans","serif"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt;} @page Section1 	{size:595.25pt 841.85pt; 	margin:2.0cm 2.0cm 2.0cm 2.0cm; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1; 	mso-footnote-position:beneath-text;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:"DejaVu Sans"; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:none; 	mso-hyphenate:none; 	mso-layout-grid-align:none; 	punctuation-wrap:simple; 	text-autospace:none; 	font-size:12.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"DejaVu Sans","serif"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt;} @page Section1 	{size:612.0pt 792.0pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:36.0pt; 	mso-footer-margin:36.0pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
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<p align="center"> </p>
<p align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="7" color="#ff0000"><b><span>nouvelles du cœur</span></b></font><font face="comic sans ms,sand"><span></span></font><b><span><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="6" color="#ff0000"> </font></span></b></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/81coeur.jpg" class="imagelink" title="81coeur.jpg" rel="lightbox[487]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/81coeur.jpg" alt="81coeur.jpg" width="214" height="161" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#000033">Un sénateur romain</font><br />
</b><br />
Dans les couloirs, je croise un sénateur romain.<br />
De son drap de lit blanc il s&#8217;est fait une toge<br />
dont il a jeté un pan par dessus son épaule<br />
et qu&#8217;il tient de sa main droite couverte d&#8217;ecchymoses<br />
(sans doute la perfusion).<br />
On dirait Cicéron ou Sénèque<br />
Mais il ne siège pas sur une chaise curule.<br />
Il attend son tour pour un doppler<br />
assis sur un siège au coussin en élastomère vert d&#8217;eau.</p>
<p>Dans la vie extérieure, la vraie vie, dehors,<br />
celle où on ne pense pas tous les jours à la mort,<br />
il doit porter un costume ordinaire,<br />
c&#8217;est un monsieur sérieux, un homme responsable<br />
et plutôt estimé ;<br />
quelqu&#8217;un que ses collaborateurs n&#8217;imaginent pas tout nu<br />
assis sur la cuvette des W.C.<br />
(ou alors, rarement).</p>
<p>C&#8217;est vrai que, ces dernières années,<br />
il ne s&#8217;est pas beaucoup économisé&#8230;<br />
Et puis, avec toutes ses obligations,<br />
les repas offerts aux clients, les réceptions,<br />
le cigare et le whisky le soir, de retour à la maison à pas d&#8217;heure,<br />
il mène une vie de bâton de chaise&#8230;<br />
(Pourtant, les bâtons des chaises à porteur<br />
qui transportaient les maîtres, n&#8217;étaient pas toujours à la noce.)<br />
Lui, il ne porte pas et ne se fait pas porter (on est en république)<br />
mais il se déplace tout le temps en voiture.<br />
et bouger avec la voiture, c&#8217;est une vie de sédentaire.<br />
<span> </span><br />
Le Sénateur romain est un petit chef d&#8217;entreprise<br />
aux prises avec la crise.<br />
(Au dernier trimestre, le carnet de commande a chuté ;<br />
il y a le personnel à payer, les charges, les fournisseurs&#8230;<br />
Si ça continue, il va déposer le bilan ou y laisser sa santé ;<br />
si ce n&#8217;est déjà fait.)</p>
<p>Ici, anonyme et perdu, seul dans ce couloir<br />
qui le mène peut-être vers la grande lumière de la mort<br />
(celle qu&#8217;on voit dans les films)<br />
il ne pense pas beaucoup aux stoïciens romains.<br />
(Il a lu pourtant autrefois Marc Aurèle&#8230; Épictète, peut-être pas&#8230;)<br />
Mais dans sa toge improvisée, il retrouve un peu de sa dignité.</p>
<p>(Ce qui détone, ce sont les surchaussures de plastique transparent<br />
dans lesquelles ses pieds nus et blancs sont enfermés)</p>
<p>*<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/mainpictureofhealth.jpg" class="imagelink" title="mainpictureofhealth.jpg" rel="lightbox[487]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/mainpictureofhealth.jpg" alt="mainpictureofhealth.jpg" width="379" height="278" /></a></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#000033">Coronarographie</font><br />
</b><br />
Je suis allongé sur la table pour l&#8217;examen<br />
dont le formulaire de la clinique précise qu&#8217;il est invasif<br />
Sur moi est posé un grand champ chirurgical comme un champ de lin bleu</p>
<p>J&#8217;ai aimé la vie et celle-ci m&#8217;a bien aimé aussi<br />
et c&#8217;est pourquoi je suis ici (ce qui montre que ces choses ne sont pas si bien faites que ça)<br />
«  La vie est bien faite » disent pourtant les gens<br />
mais de temps en temps, il faut intervenir pour la corriger</p>
<p>La nature a besoin d&#8217;être réparée<br />
et la médecine est la preuve que dieu n&#8217;existe pas</p>
<p>On m&#8217;a rasé la région génitale et mon sexe a une tête pitoyable de bagnard</p>
<p>Me voici entre les mains du chirurgien qui prépare une seringue d&#8217;anesthésiant</p>
<p class="MsoNormal">Allongé sur la table d&#8217;opération je pense à l&#8217;erreur de la téléologie<br />
(Si la rose est odorante, c&#8217;est pour attirer l&#8217;abeille et cela répondrait à un obscur dessein&#8230;<br />
Peut-être alors le cholestérol a-t-il été inventé<br />
pour permettre le développement des services de cardiologie ?&#8230;)</p>
<p class="MsoNormal">Le cardiologue va introduire une sonde par une artère radiale du bras gauche,<br />
au niveau du poignet<br />
et il va remonter jusque dans les coronaires pour faire l&#8217;état des lieux</p>
<p>Le produit de contraste qu&#8217;on m&#8217;injecte dans les artères me glace et me brûle<br />
(je ne pourrai pas dire que cela ne m&#8217;a fait ni chaud ni froid)</p>
<p>La sonde poursuit son chemin dans mon bras vers la planète du cœur</p>
<p>(Je suis moi-même, modestement, une galaxie)</p>
<p>Pendant toute la durée de l&#8217;opération,<br />
la grosse tête pensive de l&#8217;appareil radio, (un capteur plan)<br />
me tourne autour, avec son bras articulé qui lui fait un long coup de dinosaure<br />
Elle s&#8217;approche très près, m&#8217;observe sous toutes les coutures,<br />
me regarde dans les yeux comme un brontosaure herbivore<br />
qui examinerait une pâquerette avant de la brouter<br />
(Par chance, je ne suis pas une pâquerette)</p>
<p>Le dinosaure vient me renifler<br />
mais il ne veut pas me cueillir<br />
il veut simplement me sonder le cœur et les reins<br />
Il voit tout ce que je cache à l&#8217;intérieur<br />
(ce dont bien peu peuvent se vanter ;<br />
pas même moi qui me livre rarement à cet exercice d&#8217;introspection)</p>
<p>« Au décours de l&#8217;examen vous devez rester sans bouger »<br />
le bras bloqué dans une position inconfortable<br />
Je sens la sonde monter, puis ressortir<br />
Le cardiologue vient placer un ressort dans la diagonale de l&#8217;artère médiane</p>
<p>Il se sert de guides, comme un pêcheur qui tire sur sa ligne<br />
ou comme sur des rails, il cherche l&#8217;aiguillage en suivant sur l’écran<br />
(industrie ferroviaire miniaturisée)<br />
Technologie de pointe, l&#8217;œil et la main</p>
<p>Le cardiologue est un ouvrier hautement qualifié qui suit un protocole précis<br />
mais il y faut de la concentration et du métier</p>
<p class="MsoNormal">et moi je sens que je suis une machine réparable<br />
(ce qui est finalement plutôt réjouissant)</p>
<p>Pendant toute la durée de l&#8217;opération je suis éveillé et nous parlons<br />
«  Moi j&#8217;utilise du 6&#8230; c&#8217;est un peu plus gros, mais c&#8217;est plus efficace&#8230; »)</p>
<p class="MsoNormal">Voilà une chose dont les magnétiseurs de tout poil, les chamans emplumés,<br />
les guérisseurs qui pratiquent l&#8217;imposition des mains<br />
et qui prétendent contrôler le flux de notre énergie ne seraient pas capables</p>
<p class="MsoNormal">Je suis allongé sur la table d&#8217;opération et il faut que je me détende<br />
car cela dure plus longtemps que prévu<br />
(Depuis que je suis entré ici, j&#8217;ai compris que le mot « patient »<br />
voulait simplement dire : « qui doit patienter »)</p>
<p>… Après viendra le temps d&#8217;essayer d&#8217;en tirer des métaphores<br />
Je pourrai penser plus librement à la circulation du sang dans les vaisseaux du monde,<br />
aux embouteillages, à la pollution,<br />
à l&#8217;hypertension du marché,<br />
à la sténose des artères de la société qu&#8217;il faudrait aussi être capables de déboucher<br />
(Pour cela, il faudrait que les peuples acquièrent une nouvelle formation théorique de praticiens)</p>
<p class="MsoNormal">La connaissance poétique (qui établit des rapports de formes entre les choses)<br />
n&#8217;a pas de vertu pratique si ce n&#8217;est nous faire mieux ressentir l&#8217;unité du monde… rendre la vie plus vive&#8230;<br />
Mais pour nous maintenir en vie, il faut une autre science…</p>
<p class="MsoNormal">Pour exercer un pouvoir pratique sur le monde,<br />
il faut le diviser, le découper en lamelles,<br />
comme le font le savoir scientifique et la technologie.</p>
<p class="MsoNormal">Maintenant que c&#8217;est fini, je peux donc dire :<br />
Vive la médecine !<br />
Vive la science et la technique !<br />
Vive les travailleurs médicaux, infirmiers et chirurgiens !</p>
<p class="MsoNormal">De toute mon âme de vivant et de poète, je salue le corps médical !</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p align="center">*</p>
<p> </p>
<p><b><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#000033">Un brancardier</font><br />
</b><br />
Ibrahim est brancardier. Un grand noir en blouse verte.<br />
Il descend les malades de leur chambre et les remonte du bloc opératoire.<br />
Cela fait 14 ans qu&#8217;il travaille ici.<br />
C&#8217;est pas cette petite blondasse ici depuis trois jours qui va lui apprendre son métier !&#8230;<br />
Parfois Ibrahim a l&#8217;impression qu&#8217;on le prend pour un balais brosse.<br />
Il sait que le balais brosse est utile…<br />
Mais en général, il ne bénéficie d&#8217;aucune considération</p>
<p class="MsoNormal">(quand on a fini de s&#8217;en servir on l&#8217;enferme dans son placard et on l&#8217;oublie).<br />
« Ils me prennent pour leur boniche&#8230; y a du foutage de gueule&#8230;<br />
mais ils savent pas à qui ils ont affaire&#8230; moi, je m&#8217;en bats les couilles&#8230; »</p>
<p>Énervé, il cogne sans le faire exprès le brancard dans les virages et contre les parois du monte-charge.<br />
Et comme s&#8217;il avait lui-même ressenti le coup infligé au brancard, le voici qui se calme :<br />
« Attention à vos mains », dit-il, et il repart en douceur</p>
<p>(Car il sait bien que les patients n&#8217;y sont pour rien).</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/peuplieritlaie.jpg" alt="peuplieritlaie.jpg" /></p>
<p><b><span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal"><b><span><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#000033">Les peupliers</font><br />
</span></b><br />
J&#8217;ai devant la fenêtre de ma chambre d&#8217;hôpital trois grands peupliers<br />
qui bougent dans la brise lentement leurs têtes</p>
<p>Ils oscillent dans le vent et se rapprochent les uns des autres à se toucher<br />
ils conversent entre eux et murmurent sans arrêt</p>
<p>Régulièrement passe un avion dans le ciel qui file droit et silencieux<br />
comme une injection dans une seringue<br />
toujours à la même hauteur<br />
comme s&#8217;ils suivaient des lignes imprimées dans le grand cahier invisible du ciel</p>
<p>J&#8217;ai devant ma fenêtre trois grands peupliers<br />
qui bougent dans la brise lentement leurs têtes</p>
<p>Les trois peupliers sont toujours agités par le même souffle<br />
mais leur mouvement n&#8217;est jamais identique<br />
car chacun à sa taille et sa hauteur<br />
et chacun réagit différemment sous la paume du vent</p>
<p>Des mèches de nuages blanchâtres traînent dans le bleu des hauteurs</p>
<p>Quand s&#8217;agitent et se mêlent les branches fines des peupliers<br />
on dirait qu&#8217;ils font bouger leurs doigts<br />
et que ce sont de grandes mains effilées et vertes qui démêlent les cheveux du ciel</p>
<p>Le spectacle des peupliers frémissant est un spectacle fascinant<br />
toujours semblable, jamais lassé, jamais lassant, toujours changeant<br />
comme le mouvement des vagues ou celui de la flamme</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui fait que nous trouvons à quelque chose de la beauté ?<br />
Pour le chien à sa fenêtre peut-être ces peupliers n&#8217;ont ils aucune beauté<br />
(Et pour certains passants habitués à leur présence, ce doit être pareil)</p>
<p>La beauté est une idée humaine, toujours en mouvement<br />
mais elle ne naît pas de rien,</p>
<p class="MsoNormal">elle est en nous l&#8217;écho de l&#8217;effort permanent que fait la nature pour tendre à la perfection<br />
La beauté est ce qui en nous fait vibrer la corde d&#8217;une correspondance,<br />
une homologie intime entre le monde et nous, non seulement la perfection de ce qui est<br />
mais aussi l&#8217;imperfection de ce qui tend à être,<br />
l&#8217;imagination de ce qui vit, la symétrie et la dissymétrie aussi,<br />
l&#8217;harmonie et le mouvement…</p>
<p class="MsoNormal">La beauté a un sens.</p>
<p>De temps en temps les peupliers à ma fenêtre<br />
paraissent tendre leurs bras, comme un ballet de suppliantes<br />
dans un geste de prière ou de compassion</p>
<p>De temps en temps, ils font « non » de la tête<br />
comme s&#8217;ils désapprouvaient ce que nous faisons là<br />
ou alors, ils se tiennent silencieux et droits<br />
ils montent la garde, ils veillent à notre chevet</p>
<p>J&#8217;ai devant ma fenêtre trois grands peupliers<br />
qui bougent dans la brise lentement leurs têtes</p>
<p>Ils oscillent dans le vent et se rapprochent les uns des autres à se toucher<br />
ils conversent entre eux et murmurent sans arrêt</p>
<p>Leurs feuilles sont comme autant de petites langues qui s&#8217;agitent sans cesse<br />
qui ne disent rien et qui pourtant me parlent</p>
<p>A-t-on encore le droit dans un poème de pratiquer l&#8217;anthropomorphisme ?<br />
De prêter à la nature les sentiments et les idées qui sont les nôtres ?<br />
Régressant ainsi délibérément au stade de la pensée primitive ?</p>
<p>Nous savons bien que les peupliers n&#8217;ont pas de pensée,<br />
les peupliers ne font pas de sentiments<br />
Mais comment s&#8217;empêcher de voir en eux des frères ?<br />
Nous qui essayons de nous tenir droit et qui aimerions avoir leur souplesse, leur force et leur élégance&#8230;</p>
<p class="MsoNormal">Pour le postmodernisme le monde n&#8217;a plus de sens<br />
Il nous faut pourtant réapprendre à lire dans les lignes de vie des arbres,<br />
des pierres, du ciel et des mains de toute l&#8217;humanité<br />
Notre nouveau rapport à la nature ressuscite les enchantements</p>
<p>J&#8217;ai devant ma fenêtre trois grands peupliers<br />
qui bougent dans la brise lentement leurs têtes</p>
<p class="MsoNormal">A leur cime, ils tanguent comme le font les tours très hautes<br />
que les hommes bâtissent sur la Terre et dans le ciel<br />
et plus elles sont hautes et plus l&#8217;amplitude est grande</p>
<p class="MsoNormal">J&#8217;ai devant ma fenêtre trois grands peupliers<br />
qui bougent dans la brise lentement leurs têtes</p>
<p class="MsoNormal">Je les regarde, ces peupliers qui sont en vie<br />
et moi, je m&#8217;accroche aux branches,<br />
au sommet du grand arbre vert<br />
La brise me secoue,<br />
et si je tourne le regard vers le sol<br />
ou le ciel<br />
j&#8217;ai le vertige<br />
Alors,<br />
je me serre fort<br />
contre le tronc<br />
de mon frère le peuplier</p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center">*</p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/raisinsnoirs.jpg" alt="raisinsnoirs.jpg" width="173" height="173" /></p>
<p class="MsoNormal" align="center"> </p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font face="comic sans ms,sand" size="5" color="#660000"><b><span>La grappe de raisins noirs</span></b></font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><b><span></span></b><font color="#330066">Tu</font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font color="#330066">m’</font></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><font color="#330066">as<br />
apporté dans ma chambre d’hôpital<br />
une grappe de raisins noirs. Ils sont gros et ronds,<br />
leur peau est résistante et leur jus est sucré<br />
Ce sont des voyageurs venus de l’autre bord<br />
Ils me disent que dehors la vie continue<br />
Les raisins noirs ont leur clarté<br />
Les raisins ont raison<br />
Un à un, j’égrène les raisins<br />
les mange à la dérobée<br />
Plaisir clandestin<br />
qu’on ne peut<br />
me voler.</font><br />
<!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br />
<!--[endif]--></p>
<p class="MsoNormal"><span>(dimanche 23/05/2010</span>)<span></span><br />
<!--[endif]--></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Eyjafjöll</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 12:15:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[  Dialogue avec un volcan   Cher monsieur Eyjafjöll depuis bien longtemps personne ne pensait plus à vous qui étiez endormi depuis 160 ans… A dire vrai pour la plupart d’entre nous             vous étiez même un parfait inconnu ; personne n’avait jamais entendu parler de vous, à part peut-être quelque scientifique travaillant en silence dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/islande01.jpg" class="imagelink" title="islande01.jpg" rel="lightbox[481]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/islande01.jpg" alt="islande01.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><font size="6" color="#ff3300"> </font></p>
<p class="MsoNormal"><b><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" size="6" color="#ff3300">Dialogue avec un volcan</font></b></p>
<p class="MsoNormal"> </p>
<p class="MsoNormal">Cher monsieur Eyjafjöll<br />
depuis bien longtemps<br />
personne ne pensait plus à vous<br />
qui étiez endormi depuis 160 ans…<br />
A dire vrai<br />
pour la plupart d’entre nous<br />
<span>            </span>vous étiez même un parfait inconnu ;<br />
personne n’avait jamais entendu parler de vous,<br />
à part peut-être quelque scientifique<br />
travaillant en silence dans un laboratoire plus ou moins bien chauffé<br />
quelque part en Islande,<br />
un scientifique surtout préoccupé<br />
par la menace<br />
de se voir sucrer ses crédits<br />
à cause de la crise financière internationale<br />
et de la dette du pays<br />
et qui pourtant, malgré ses soucis,<br />
gardait un œil sur le feu<br />
mais qui s’inquiétait, paraît-il,<br />
beaucoup plus pour votre voisin…<br />
Or voilà que, sans crier gare,<br />
<span>            </span>sans aucun respect du préavis légal<br />
<span>            </span>obligatoire avant tout mouvement social<br />
vous êtes soudain entré en éruption.<span>  </span><br />
Le 20 mars 2010<br />
<span>            </span>dans la nuit<br />
libérant un désir trop longtemps contenu<br />
votre lave en fusion<br />
s’est échappée<br />
par une fissure longue de 800 mètres.<br />
Elle a fait sauter votre calotte glaciaire<br />
et a projeté dans les airs<br />
par-dessus votre tête<br />
<span>            </span>une colonne d’eau,<br />
de cendres,<br />
de glace<br />
et de vapeur<br />
haute de 7 km.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcanislande.jpg" alt="volcanislande.jpg" width="338" height="189" /></p>
<p>- Pas de quoi s’affoler, me direz-vous,<br />
ça arrive tous les jours ;<br />
une éruption par-ci<br />
<span>            </span>une autre par-là<br />
c’est l’activité normale d’une planète<br />
qui n’a pas encore atteint l’âge de la retraite<br />
une planète ordinaire<br />
<span>            </span>toujours en activité.</p>
<p>Sans doute,<br />
<span>            </span>sans doute,<br />
et je veux bien croire qu’en crachant dans les airs<br />
votre nuage de cendre<br />
qui s’est répandu sur quelques milliers de kilomètres<br />
vous ne pensiez pas à mal.<br />
Vous avez agi<br />
<span>            </span>simplement poussé<br />
par une nécessité<br />
des plus naturelles<br />
et personne,<br />
<span>            </span>non personne,<br />
ne saurait vous en blâmer.<br />
Cher volcan,<br />
en agissant ainsi,<br />
sans doute,<br />
vous ne mesuriez pas les conséquences<br />
de votre accès<br />
<span>            </span>de pollution nocturne.<br />
Je me doute<br />
que vous ne lisez pas les journaux<br />
et, peut-être même, vous ne regardez pas la télé&#8230;<br />
Alors, vous n’avez pas su<br />
que, par votre faute,<br />
le ciel de l’hémisphère Nord s’est arrêté,<br />
le trafic aérien a été paralysé<br />
et la vie sur Terre en a été<br />
sérieusement affectée.<br />
L’homme d’affaires n’a pas pu partir à New York<br />
prendre son petit déjeuner…<br />
Le footballeur a dû monter dans un car<br />
<span>            </span>et voyager de nuit<br />
pour se rendre à son match…<br />
Les vacanciers ont dû renoncer<br />
<span>            </span>à tremper leurs pieds dans l’eau<br />
près des paillotes du lagon bleuté…<br />
Et même plusieurs chefs d’Etat <span><br />
</span>ont dû se dispenser de la corvée<br />
d’assister à l’enterrement du président polonais…<br />
Quant aux compagnies aériennes<br />
<span>            </span>elles ont perdu quelques millions de dollars.<br />
Beau travail !<br />
Chapeau !<br />
En entrant ainsi en activité<br />
vous avez tout arrêté<br />
et fait plus fort<br />
qu’une grève générale du contrôle aérien<br />
qu’aurait eu bien du mal<br />
à déclencher<br />
notre nouvelle Internationale…</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcanplustete.jpg" class="imagelink" title="volcanplustete.jpg" rel="lightbox[481]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcanplustete.jpg" alt="volcanplustete.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal">En fait,<br />
<span>            </span>d’un coup<br />
vous vous êtes retrouvé<br />
sur la liste des terroristes<br />
les plus recherchés de la planète.<br />
Il faut dire que depuis le 11 septembre<br />
le trafic aérien<br />
n’avait pas connu pareille perturbation.<br />
Il n’en fallait pas plus pour qu’aussitôt<br />
plusieurs commentateurs<br />
<span>            </span>vous comparent à Al Quaida.<br />
Mais personne n’a lancé contre vous<br />
de fatwa,<br />
ni de mandat d’arrêt international.<br />
(Il n’y a plus de place pour vous à Guantanamo).<br />
Même notre président,<br />
qui n’en loupe pas une,<br />
n’a pas osé en profiter<br />
pour prôner la tolérance zéro<br />
<span>                        </span>envers les éruptions volcaniques intempestives.<br />
C’est que pour vous faire taire<br />
il faut se lever matin.<br />
Il n’est pas né le petit bouchon<br />
qui pourrait vous faire fermer<br />
(excusez l’expression)<br />
votre grande gueule<br />
je veux dire,<br />
votre gueule grande ouverte<br />
et vous faire rentrer<br />
six pieds sous terre.<br />
Pas facile<br />
avec vous d’employer<br />
les frappes chirurgicales !<br />
Pas évident<br />
de cautériser un volcan !&#8230;<br />
Il faut simplement attendre que ça se calme<br />
et que la lave refroidisse…</p>
<p>En attendant,<br />
avec la matière en fusion<br />
le magma, la boue, la cendre et le feu<br />
sont remontées à la surface<br />
nos anciennes peurs.<br />
Soudain, nous avons repensé<br />
à nos frères les dinosaures<br />
exterminés par la chute d’un météore<br />
ou un regain inaccoutumé d’activité volcanique<br />
qui aurait suffi à bouleverser les conditions climatiques<br />
de la vie sur Terre.<br />
Et nous nous sommes sentis<br />
<span>            </span>presque aussi vulnérables qu’eux.</p>
<p>Quand vous avez donné de la voix<br />
nous sommes rentrés dans notre caverne<br />
et comme l’homme préhistorique<br />
nous avons craint le feu des entrailles de la Terre<br />
et guetté, anxieux,<br />
le moindre signe dans les cieux.</p>
<p>Nous qui depuis des lustres craignons que le ciel<br />
se mette à fondre de chaleur,<br />
nous avons appris<br />
que vous étiez capable de faire chuter la température de la planète<br />
en nous couvrant la tête<br />
d’un fin parasol d’acide sulfurique<br />
suffisant pour réfléchir la lumière solaire.<br />
Et nous nous sommes rendus compte<br />
que la nature à qui nous vouons un culte,<br />
la Nature<br />
qui est notre nouveau Dieu<br />
existe sans nous<br />
et se fiche pas mal de nos affaires…</p>
<p>Puis, finalement,<br />
au bout d’une semaine<br />
tout est rentré dans l’ordre.<br />
On a envoyé dans le ciel quelques avions<br />
et comme rien ne se passait<br />
on s’est aventuré hors de la caverne<br />
à remettre le nez dehors.<br />
<a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcanbis.jpg" class="imagelink" title="volcanbis.jpg" rel="lightbox[481]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcanbis.jpg" alt="volcanbis.jpg" width="596" height="202" /></a></p>
<p class="MsoNormal">Le danger semblant passé<br />
on a commencé à penser<br />
qu’on en faisait un peu trop ;<br />
qu’on avait cédé à des peurs irrationnelles…</p>
<p>Mais si je m’adresse à vous<br />
aujourd’hui,<br />
cher volcan,<br />
c’est surtout pour vous remercier.<br />
Grâce à vous<br />
nous avons découvert<br />
que notre toute puissance<br />
avait des limites<br />
et que notre civilisation occidentale<br />
ultramoderne et efficace<br />
fondée sur le marché international<br />
et la vitesse de plus en plus grande<br />
de l’échange généralisé<br />
pouvait sans crier gare<br />
subitement s’arrêter.</p>
<p>(Vous avez désarçonné<br />
les météorologues<br />
les climatologues<br />
les futurologues<br />
les idéologues<br />
et les astrologues<br />
et tous les experts qui ne pensaient pas à vous).</p>
<p>Vous nous avez<br />
à point nommé rappelé<br />
que le capitalisme n’est pas invincible.<br />
Plus il se perfectionne<br />
et plus il est à la merci<br />
du moindre incident.</p>
<p>(Sur les autoroutes du futur<br />
l’accident menace.)</p>
<p>La révolution<br />
selon un exemple ancien<br />
est possible<br />
parce que l’eau qui dort<br />
à 100 °<br />
entre en ébullition…<br />
Mais la casserole<br />
peut aussi<br />
être renversée<br />
et le système<br />
tomber de sa chaise…</p>
<p>En fait,<br />
depuis deux siècles,<br />
il était arrivé qu’on se serve de vous dans nos poèmes<br />
comme métaphore<br />
(il ne faut pas nous en vouloir)<br />
du peuple,<br />
le peuple endormi qui soudain<br />
entre en éruption<br />
et fait la révolution.<br />
Et puis<br />
<span>            </span>craignant le cliché<br />
on vous avait laissé tomber.<br />
Il faut le reconnaître :<br />
nous avons eu tort.</p>
<p>Aujourd’hui,<br />
<span>            </span>pensant à vous,<br />
j’éprouve quelque chose comme de la fierté,<br />
un sentiment de fraternité volcanique.<br />
Pour un peu, si j’osais,<br />
je vous proposerais un pacte,<br />
une alliance historique et planétaire<br />
entre les peuples de la Terre<br />
(qui souvent furent vos victimes)<br />
et votre famille volcanique.<br />
Avec,<br />
pour éviter les quiproquos<br />
les accès de violence inutiles<br />
<span>            </span>et favoriser la coordination<br />
dans l’action<br />
un bureau d’information<br />
et un comité de liaison<br />
dont vous pourriez assurer le secrétariat,<br />
(Vous êtes pas mal placé<br />
vous qui êtes installé juste sur la faille sismique<br />
à la disjonction des plaques tectoniques<br />
de l’Amérique et l’Eurasie.)</p>
<p>Maintenant,<br />
tout semble rentré dans l’ordre…<br />
Quand je lève le nez,<br />
<span>            </span>je ne vois que du ciel bleu…<br />
Vous vous êtes fait invisible.<br />
L’azur a absorbé vos particules de cendre<br />
(à l’image de notre inguérissable<br />
aptitude au bonheur<br />
qui finit toujours<br />
par absorber le chagrin).</p>
<p>Cher volcan<br />
<span>            </span>vous êtes retourné à vos habitudes,<br />
vous vous êtes calmé ;<br />
peut-être,<br />
<span> </span>comme un ours polaire,<br />
aves-vous décidé à nouveau d’hiberner…</p>
<p>Tant pis,<br />
<span>            </span>je ne vous en veux pas ;<br />
<span>            </span>vous devez avoir vos raisons.<br />
Chacun a ses problèmes<br />
<span>            </span>à la maison<br />
(et on ne sait jamais vraiment<br />
ce qui se passe chez les gens).</p>
<p>Si, donc,<br />
on ne peut pas compter sur vous<br />
<span>            </span>pour organiser la révolution<br />
nous allons devoir<br />
jouer nous-mêmes les volcans<br />
fomenter nous-mêmes<br />
nos propres ébullitions<br />
et nos propres éruptions…</p>
<p>Mais notre histoire commune n’est pas terminée ;<br />
nous sommes appelés à nous revoir.</p>
<p>Demain,<br />
si nous réussissons à régler nos affaires de famille<br />
internes à l’humanité,<br />
nous reviendrons vers vous.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcaneyjafjoffeneruptiondanslesuddelislande4346626mzhch1713.jpg" class="imagelink" title="volcaneyjafjoffeneruptiondanslesuddelislande4346626mzhch1713.jpg" rel="lightbox[481]"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/05/volcaneyjafjoffeneruptiondanslesuddelislande4346626mzhch1713.jpg" alt="volcaneyjafjoffeneruptiondanslesuddelislande4346626mzhch1713.jpg" width="400" /></a></p>
<p class="MsoNormal">Pour nous,<br />
la nature n’est pas un Dieu<br />
qu’il faudrait prier<br />
et religieusement respecter.<br />
Ce n’est pas une amie<br />
et ce n’est pas non plus un ennemi.<br />
C’est un adversaire<br />
dont il faut faire un allié ;<br />
un partenaire avec lequel il faut compter<br />
et qu’il faut toujours dompter,<br />
avec lequel combattre<br />
et coopérer<br />
pour créer si possible des<br />
rapports apaisés.</p>
<p class="MsoNormal">Nous n’avons pas achevé l’histoire du progrès.<br />
Le monde est peut-être fini<br />
mais l’histoire n’est pas finie ;<br />
et si le monde est fini,<br />
il se transforme sans cesse.</p>
<p>(Nous n’avons pas dit notre dernier mot<br />
à l’entropie)</p>
<p>Il nous faudra bien un jour<br />
reprendre notre conversation&#8230;</p>
<p>C’est que vous aussi<br />
vous pourriez vous rendre utile ;<br />
au lieu de cracher en l’air<br />
<span>            </span>et que ça vous retombe sur la tête.</p>
<p>Et nous<br />
plutôt que de nous amuser<br />
à déclarer la guerre aux étoiles<br />
nous pourrions vous aider<br />
à canaliser votre énergie.</p>
<p>Nous pourrions<br />
avec un stéthoscope géant,<br />
ausculter la Terre,<br />
prévenir vos quintes de toux<br />
et vos coups de sang.<br />
Nous pourrions même vous aider à vous faire une beauté,<br />
vous changer en geyser,<br />
<span>            </span>et vous poser dans un coin de la salle à manger…<br />
Vous apprendriez la gymnastique<br />
<span>            </span>suédoise<br />
et la géothermie ;<br />
Vous pourriez, pourquoi pas, vous mettre à ronronner…</p>
<p>Et nous<br />
nous pourrions vous inviter<br />
dans notre salle de bain<br />
ou notre cuisine<br />
à prendre une douche<br />
ou un verre de thé.<br />
<!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br />
<!--[endif]--></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Distiques d’Arabie</title>
		<link>http://franciscombes.unblog.fr/2010/04/04/distiques-darabie/</link>
		<comments>http://franciscombes.unblog.fr/2010/04/04/distiques-darabie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 21:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[poème du jour]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 19 au 22 mars, je me suis rendu en Arabie saoudite, pour des lectures de poèmes, à l’occasion d’un festival culturel. J’en ai rapporté ces distiques. 1 Les hommes déambulent, blanc immaculés Comme des saints… Qui s’occupe de les nettoyer ? 2 (Au beau milieu de tous ces hommes en robe, Je pense à une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0                           21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --> <!--  /* Font Definitions */  @font-face 	{font-family:"Cambria Math"; 	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:roman; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face 	{font-family:Calibri; 	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; 	mso-font-charset:0; 	mso-generic-font-family:swiss; 	mso-font-pitch:variable; 	mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;}  /* Style Definitions */  p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-unhide:no; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	margin-top:0cm; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:6.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:justify; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman","serif"; 	mso-fareast-font-family:Calibri; 	mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault 	{mso-style-type:export-only; 	mso-default-props:yes; 	font-size:10.0pt; 	mso-ansi-font-size:10.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	mso-fareast-font-family:Calibri;} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:42.55pt 70.9pt 42.55pt 70.9pt; 	mso-header-margin:35.45pt; 	mso-footer-margin:35.45pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --> <!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><b><span><br />
</span></b><b><span></span><i>Du 19 au 22 mars, je me suis rendu en Arabie saoudite, pour des lectures de poèmes, à l’occasion d’un festival culturel. J’en ai rapporté ces distiques.</i></b></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/riyad2.jpg" alt="riyad2.jpg" width="184" height="245" /></p>
<p class="MsoNormal">1</p>
<p class="MsoNormal">Les hommes déambulent, blanc immaculés<br />
Comme des saints… Qui s’occupe de les nettoyer ?</p>
<p class="MsoNormal">2</p>
<p class="MsoNormal">(Au beau milieu de tous ces hommes en robe,<br />
Je pense à une femme en pantalons).</p>
<p class="MsoNormal">3</p>
<p class="MsoNormal">Hommes en blanc, femmes en noir… Jour contre nuit…<br />
(Le soleil en arabe est pourtant féminin).</p>
<p class="MsoNormal">4</p>
<p class="MsoNormal">Ici, même en plein jour<br />
La moitié du ciel porte un voile de nuit.</p>
<p class="MsoNormal">5</p>
<p class="MsoNormal">Les femmes, même brillantes, vivent dans l’obscurité<br />
(Elles qui pourtant sont la lumière des hommes).</p>
<p class="MsoNormal">6</p>
<p class="MsoNormal">« Il faut le noir pour que brillent les étoiles », me dis-tu.<br />
En plein jour aussi il y a des étoiles… et nul ne s’en étonne.</p>
<p class="MsoNormal">7</p>
<p class="MsoNormal">« Précieuse est la femme »… On l’a protège comme un butin.<br />
Mais un butin n’a jamais droit à la parole.</p>
<p class="MsoNormal">8</p>
<p class="MsoNormal">Murmures… Une femme derrière un paravent.<br />
Est-ce sa laideur ou sa beauté qu’on veut cacher ?</p>
<p class="MsoNormal">9</p>
<p class="MsoNormal">(Ne saurions-nous pas réfréner nos désirs ?…)<br />
Cacher ainsi la femme est pour l’homme une offense.</p>
<p class="MsoNormal">10</p>
<p class="MsoNormal">Soudain, de derrière le mur, une femme prend la parole…<br />
J’entends l’invisible voix… Dieu serait donc Femme ?</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/hommesenblanc.jpg" alt="hommesenblanc.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal">11</p>
<p class="MsoNormal">Les hôtesses de l’air rencontrées en plein ciel<br />
(Pourtant plus près du Paradis) n’ont pas le voile.</p>
<p class="MsoNormal">12</p>
<p class="MsoNormal">Avant l’envol, nous avons droit à la sourate.<br />
(Me voici rassuré… Dieu est à bord).</p>
<p class="MsoNormal">13</p>
<p class="MsoNormal">Téléphone, trains, antibiotiques, ordinateurs…<br />
Quelle invention est à mettre au compte du Seigneur ?</p>
<p class="MsoNormal" align="left">14</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Il faudrait opérer une stricte séparation<br />
Non des sexes, mais du Ciel et de la Terre.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">15</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Il y a trop longtemps que le Ciel et la Terre<br />
Entretiennent des relations licites mais coupables.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">16</p>
<p class="MsoNormal" align="left">On pourrait laisser le Ciel aux religieux<br />
Et garder pour nous, simples humains, la Terre.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">17</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Intégristes, ils ont détruit le tombeau du Prophète.<br />
« Dieu me garde de mes amis… je m’occupe de mes ennemis. »</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/minaret.jpg" alt="minaret.jpg" width="179" height="239" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left">18</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Cette fascination (fatale) pour l’absolu,</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Peut-on dire si c’est au désert qu’elle est due ?</p>
<p class="MsoNormal" align="left">19</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Où est passé mon camarade Abu Nuwas ?<br />
Ces Arabes qui tant aimaient le vin, l’amour, la poésie…</p>
<p class="MsoNormal" align="left">20</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Imru l’Qays a sacrifié son chameau pour des belles…<br />
Il en est qui préfèrent aux belles les chameaux.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">21</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Combien de princes désœuvrés, de palais inoccupés ?<br />
Alors qu’il en est tant sans argent et sans toit !</p>
<p class="MsoNormal" align="left">22</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Tempête de sable sur Riyad… brouillard jaune.<br />
Aveuglé le ciel dévoile un désert.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">23</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Cette ville moderne, ce pays riche et puissant<br />
(Je m’en aperçois) sont bâtis sur du sable…</p>
<p class="MsoNormal" align="left">24</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Exploiter à fond l’homme et le pétrole<br />
Cette « raison économique » à la fin est folle.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">25</p>
<p class="MsoNormal" align="left">L’huile noire de la Terre est une bénédiction ;<br />
Ou si l’on préfère, une malédiction.</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/placedeshorloges.jpg" alt="placedeshorloges.jpg" width="195" height="261" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left">26</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Ici non plus il n’est pas bon être immigré…<br />
Partout, l’« étranger », c’est toujours le pauvre.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">27</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Désorientés… Papiers confisqués dès l’aéroport.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Orient, Occident… les maîtres ne perdent pas le Nord.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">28</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Philippin, peut-être, le chauffeur est invisible…<br />
Invisible encore au moment de la paye.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">29</p>
<p class="MsoNormal" align="left">Voici, pour les touristes, la Place aux horloges.</p>
<p class="MsoNormal" align="left">(C’est ici, le vendredi, qu’on décapite).</p>
<p class="MsoNormal" align="left"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/dsert.jpg" alt="dsert.jpg" /></p>
<p class="MsoNormal" align="left">30</p>
<p class="MsoNormal">Cet homme, assis, est beau, généreux et fier.<br />
(Tout homme devrait avoir un titre de noblesse).</p>
<p class="MsoNormal">31</p>
<p class="MsoNormal">Dans le désert bédouin, rien ne pousse ;<br />
Sauf la fleur austère de la fierté arabe.</p>
<p class="MsoNormal">32</p>
<p class="MsoNormal">En marge de tous les déserts<br />
Il y a toujours de l’eau, de la vie, du vert…</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/marchauxpoissonsdekatif.jpg" alt="marchauxpoissonsdekatif.jpg" width="178" height="238" /></p>
<p class="MsoNormal">33</p>
<p class="MsoNormal">Si tu n’étais pas différent, je ne serais pas le même.<br />
Ainsi je dois à nouveau te remercier, mon frère.</p>
<p class="MsoNormal">34</p>
<p class="MsoNormal">Nuit noir pétrole sur le Golfe. Ciel vide. Seules étoiles :<br />
Les lumières de la ville tout le long de la Côte.</p>
<p class="MsoNormal">35</p>
<p class="MsoNormal">Cette nuit j’ai dormi à l’enseigne de la <i>Tulipe d’or</i><br />
Mais il n’y a pas de tulipe. Ma tulipe est à Paris.</p>
<p class="MsoNormal">36</p>
<p class="MsoNormal">Hier soir, j’ai trempé mes pieds dans l’eau du Golfe ;<br />
Puis, sur cette Terre, j’ai dormi tout près de toi.</p>
<p class="MsoNormal"><img src="http://franciscombes.unblog.fr/files/2010/04/piedsdanslegolfe.jpg" alt="piedsdanslegolfe.jpg" width="159" height="119" /></p>
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		<title>Réponse à un contradicteur</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Apr 2010 20:21:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>franciscombes</dc:creator>
				<category><![CDATA[actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Un contradicteur n&#8217;a pas aimé mon &#171;&#160;joli poème&#160;&#187; sur Aubervilliers. Ce contradicteur trouve que l&#8217;immigration d&#8217;hier était justifiée, (car il y avait du travail) mais que celle d&#8217;aujourd&#8217;hui est intolérable. A ceux qui raisonnent comme lui, je dédie ce petit poème : Fils d&#8217;immigrés arrivés ici il y a longtemps tu ne supportes pas les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><i>Un contradicteur n&#8217;a pas aimé mon &laquo;&nbsp;joli poème&nbsp;&raquo; sur Aubervilliers. Ce contradicteur trouve que l&#8217;immigration d&#8217;hier était justifiée, (car il y avait du travail) mais que celle d&#8217;aujourd&#8217;hui est intolérable. A ceux qui raisonnent comme lui, je dédie ce petit poème :</i></p>
<p>Fils d&#8217;immigrés<br />
arrivés ici il y a longtemps<br />
tu ne supportes pas<br />
les immigrés<br />
nouvellement arrivés.</p>
<p>Bien sûr, hier, tout était mieux qu&#8217;aujourd&#8217;hui&#8230;<br />
Les jeunes, en particulier, ne sont plus ce qu&#8217;ils étaient&#8230;</p>
<p>Pourtant, hier déjà,<br />
les Bougnats, les Boches d&#8217;Alsace et de Lorraine,<br />
les Ritals, les Pingouins, les Bougnoules,<br />
les Peaux de Boudin et les Niaquoués<br />
venaient manger le pain des bons Français</p>
<p>Ces bons Français<br />
qui se faisiaent violence<br />
pour les exploiter.</p>
<p> </p>
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